La vie de criminel du père de Vanina, sauvagement tuée à Ste-Marie

Le terrible sort de Vanina Galais, 18 ans, a marqué plus d’un Réunionnais. Cette jeune femme, à peine majeure, étudiante de médecine, a été sauvagement tuée à coups de couteau par son petit copain le 2 mai 2018 à la Convenance à Sainte-Marie. Une scène de crime insupportable selon les enquêteurs sur place. Le copain, Mari Ridaï-Mdallah, 29 ans, dont les actes avaient été d’une rare violence, présente d’importants troubles psychologiques.
Mais Mari Ridaï-Mdallah est incarcéré, en attente d’être jugé. Devant la justice ce jeudi se trouvait le père de la victime, Georges Galais. Condamné en première instance à un an de prison pour violence aggravée, l’accusé se retrouve devant la cour d’appel ; le parquet, qui avait requis 5 ans dont un an avec sursis à l’encontre de Georges Galais, avait décidé de faire appel.
Les faits remontent au 9 janvier dernier à Saint-Leu. Alors qu’il loue un studio, Georges Galais a l’habitude de trainer avec d’autres marginaux dans un squat. Il y est d’ailleurs ce jour-là, après avoir consommé par moins d’une bouteille de rhum, comme à son habitude. Deux hommes, tout aussi ivres, se disputent. Quelques minutes plus tard, c’est Georges Galais - qui n’a de différend avec personne - qui se lève et poignarde l’un des hommes à deux reprises. La victime, 60 ans, est touchée au ventre et au bras droit. Elle frôle la mort. Chose dont le détenu est conscient : "Mais quand je bois, je ne suis plus le même".
Il tue l'assassin de son père
En effet, à son problème d’alcoolisme s’ajoutent des troubles psychiatriques pour lesquels il prend un traitement incompatible avec l’alcool. Son enfance difficile en est peut-être la cause. À l’âge de 13 ans, Georges Galais voit son père assassiné. Nous sommes en 1980. Environ 10 ans plus tard, alors que l’assassin sort de prison, Georges Galais, âgé d’une vingtaine d’années, venge son père en tuant son meurtrier. C’est à son tour d’être jugé aux assises en 1993. Il est condamné à 10 ans de prison. Il évoque également des viols de la part de son cousin ; des faits qu’il n’aurait partagés avec personne. En tout, son casier judiciaire compte 9 condamnations, souvent pour violence.
Peu bavard, il avoue entendre des voix et ne pas pouvoir contrôler sa consommation d’alcool. Pour ce qui est du meurtre de sa fille, il avoue n’avoir pas vu ses trois enfants depuis sa séparation de sa femme en 2004. "J’ai vu sa photo à la télé et c’est comme ça que j’ai su".
Si l’avocat général a requis 4 ans de prison, il a finalement été condamné à 2 ans et la révocation de 6 mois de sursis.


