La santé mentale coûte cher à l'économie

Alors que la vague de suicides à France-Télécom a mis en exergue la question de la souffrance au travail, la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a commandé un rapport sur la santé mentale en France, au centre d'analyse stratégique.
Remis mardi, ce rapport avance que les coûts, directs et indirects, du mal-être sur l'économie sont évalués entre 3 et 4% du PIB de l'UE des 27.
C’est une notion élargie de la santé mentale que Nathalie Kosciusko-Morizet souhaite promouvoir pour une approche cohérente de la qualité de vie. "Si un tel sujet est abordé hors des auspices du ministère de la Santé, c’est justement pour dépasser une approche normative et curative", a précisé Nathalie Kosciusko-Morizet.
Basé sur des données financières, mais principalement sur des retours du terrain, le rapport relève que la détresse psychologique a considérablement augmenté en vingt ans. Elle a été multipliée par trois et touche un Français sur cinq. Les jeunes (avec un pic d’anxiété chez les 15-19 ans), les actifs (avec un rajeunissement des dépressifs) et les femmes sont actuellement plus exposés.
Eviter la consommation excessive d’antidépresseurs, aider les jeunes à prendre confiance en eux, réhabiliter la qualité de vie au travail, s’intéresser davantage aux difficultés des personnes âgées dépendantes sont quelques unes des recommandations des auteurs.


