La Saline : une touriste espagnole agressée sexuellement sur la plage

Condamné pour des actes d'exhibition sexuelle en 2011, Georges, un quinquagénaire, a récidivé en juin dernier sur une plage de La Saline. Identifié grâce à des analyses ADN, il a reconnu les faits et avoué d'autres actes similaires. Le tribunal l'a condamné à 9 mois de prison aménageables, un suivi socio-judiciaire et une inscription au fichier des délinquants sexuels.
Georges* n’en était pas à son coup d’essai. Il le sait et en est très malheureux. Le représentant de la société lui fait cependant remarquer que, depuis sa précédente condamnation certes ancienne, il n’a pas mis en place de traitement efficace pour résister à ses pulsions. Car Georges le reconnaît depuis très longtemps, il est sujet à des pulsions sexuelles qu’il n’arrive pas à réfréner. Il a été condamné pour exhibition sexuelle en 2011 à 6 mois de prison.
C’est ainsi que le 27 juin dernier, sur une plage de La Saline, il se promenait à vélo. La vue d’une femme en maillot de bain, seule sur le sable, l'a de nouveau plongé dans ses travers. La victime profitait du soleil, allongée sur le ventre, un linge autour de la tête. Elle n’a donc pas senti Georges s’approcher. « Soudain, elle a senti un liquide chaud couler le long de son dos. Elle s’est retournée, se trouvant nez à nez avec le quinquagénaire, le sexe entre les mains », décrit le président de l’audience.
Confondu par un test ADN
Georges s’est enfui. Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté de la victime qui est allée porter plainte, fournissant aux gendarmes son paréo souillé. Les analyses ADN ont ainsi confondu le prévenu qui comparaissait ce mercredi à la barre du tribunal correctionnel de Saint-Denis dans le cadre de la procédure accélérée.
C’est honteux que le mis en cause a reconnu ce qui lui était reproché, allant jusqu’à déclarer avoir commis d’autres faits pour lesquels il ne s'est jamais fait prendre. Pour sa défense, Me Aaeza Cadjee a indiqué que depuis son interpellation et jusqu'à ce jour de procès, son client avait entamé des soins, les précédents ayant été "superficiels". En réponse à une question des magistrats, Georges précise que jamais un médecin n'est allé fouiller dans son enfance. Soutenue par sa compagne présente dans le prétoire, l'exhibitionniste, des sanglots dans la voix, explique qu'il est sujet à des pulsions sexuelles depuis sa majorité alors que, par ailleurs, sa vie affective est stable.
Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. Georges est condamné à 9 mois d'emprisonnement qui pourront être aménagés par le juge d'application des peines ainsi qu'à 2 ans de suivi socio-judiciaire et une inscription au fichier des délinquants sexuels.
*Prénom d'emprunt


