La réforme des rythmes scolaires ne sera pas appliquée au Tampon

Le décret du 24 janvier 2013 matérialisant l'application de la réforme des rythmes scolaires continuera de faire débat d'ici la rentrée prochaine.
Au Tampon, à peine installé, André Thien Ah Koon a fait voter ce samedi 19 avril une motion de son conseil municipal concernant l'application de la loi à laquelle toutes les communes de France devront se plier en août/septembre prochain.
Le nouveau maire explique sa démarche de façon très détaillée. Tout d'abord, il considère que la mesure a été prise "unilatéralement et sans aucune concertation avec les représentants des parents d'élèves, des enseignants, du monde associatif et des maires de France".
En listant l'ensemble des griefs portés à sa connaissance depuis l'instauration de la mesure dès la rentrée 2013/2014, le maire du Tampon demande au Ministre de l'Education Nationale l’annulation pure et simple d’une réforme qui fédère toujours "un très large front de refus de l’ensemble des instances intéressées" que sont les associations, les parents d'élèves, les syndicats d'enseignants, les conseils d'écoles ou les élus locaux. Il propose ensuite au ministère de définir de véritables discussions "sans tabou, un modèle d'Ecole pour la réussite de tous et surtout des élèves en difficultés scolaires".
Un exposé qui amène tout naturellement le maire à garantir qu'en l'état, la réforme des rythmes scolaires ne sera pas appliquée au Tampon. Il motive encore la décision de son conseil municipal. Cette réforme entraînera, "quelle que soit la solution prise (mercredi ou samedi matin), une augmentation considérable des charges financières pour la commune alors que dans le même temps les dotations de l'Etat sont en nette diminution. Faire travailler les élèves une journée supplémentaire impliquerait donc une augmentation des impôts locaux pour des résultats plus qu'incertains en terme de réussite scolaire", explique le maire.


