La police technique et scientifique en grève mardi
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Les personnels de police technique et scientifique (PTS) subissent depuis de nombreuses années des contraintes similaires à celles des policiers actifs sans en avoir le statut.
Forts de ce constat, partagé également par le Ministère de l'Intérieur, les trois syndicats de la police scientifique, le SNPPS-UNSA, le SNAPATSI-CFE-CGC et le SNIPAT-FO réunis en intersyndicale depuis 2013, revendiquent un statut spécial adapté aux contraintes actuelles de la filière scientifique de la Police Nationale.
Plus de deux ans de négociation sans qu’aucune décision ne soit prise
En 2014, la Direction Générale de la Police Nationale proposait d'intégrer les personnels PTS au sein des corps actifs existants. Alors que les travaux étaient sur le point d'aboutir et face à l'opposition des syndicats de policiers actifs, l'administration reculait devant l'obstacle et abandonnait le projet.
Néanmoins, bien conscient de l'absolue nécessité de corriger les carences juridiques et de fonctionnement de la filière scientifique, en juillet 2015, le Ministre de l'Intérieur proposait la création de corps actifs PTS. Aujourd'hui, l'administration fait une fois de plus machine arrière et revient sur ses propres engagements.
Au final, elle propose de charger encore la barque déjà bien lourde des personnels PTS en rajoutant des contraintes aux contraintes mais toujours sans aucune contrepartie statutaire
Des agents ayant tous les attributs des policiers actifs, y compris le port d’arme mais sans le statut
L'intersyndicale a bien évidemment refusé ce marché de dupes et a déposé le 12 octobre un préavis de grève pour la journée du 3 novembre.
Depuis, malgré les engagements récents du Président de la République, l’administration ne communique pas. De leur côté, les 2200 personnels de PTS sont très mobilisés. Preuve en est, la pétition lancée il y a trois jours seulement, recueille déjà plus de 2000 signatures


