La pêche aux requins est lancée !

Les "prélèvements" de squales étaient annoncés, l'heure est désormais à la concrétisation des décisions actées. A partir de ce soir, minuit, et jusqu'à jeudi soir, la pêche aux requins est autorisée au large de Saint-Gilles.
Aux côtés cet après-midi de la députée-maire de Saint-Paul, Huguette Bello, de la vice-présidente du Conseil Régional, Fabienne Couapel-Sauret, du président de la ligue réunionnaise de surf, Robert Boulanger et du président de la fédération française de surf, Jean-Luc Arassus, le préfet Michel Lalande a annoncé les modalités de la pêche.
Entre le Cap-La-Houssaye et les Brisants, des pêcheurs confirmés partiront avec leurs palangres à la recherche de requins "bouledogues" et "tigres", les spécimens "probablement à l'origine du drame" dans lequel Mathieu Schiller a perdu la vie, selon le préfet.
Malgré la "peine" et la "compassion" suscitée par un tel évènement, Michel Lalande a rappelé qu'il n'était pas question de s'adonner à une "chasse aveugle sous le coup de l'émotion". Des professionnels de la mer "choisis pour leurs connaissances" auront pour mission de prélever uniquement les espèces soupçonnées d'être dangereuses pour l'homme, mesurant un minimum d'1,50m, et dans la limite de 10 requins au plus sur toute la durée de l'opération.
Les animaux marins seront ensuite remis entre les mains expertes des services vétérinaires qui se chargeront notamment d'examiner ce qu'ils ont ingéré.
Pas de risque zéro
En parallèle, la commune de Saint-Paul mise sur la prévention. Des études pour collecter des données utiles à une meilleure connaissance des squalidés vont également être réalisées. Un comité réunionnais permanent de réduction du "risque requin" sera prochainement créé et une coopération régionale dans le cadre de la Commission de l'océan Indien est envisagée.
Shark-shields, études scientifiques et chasse aux prédateurs existent aujourd'hui pour tenter de prévenir les dégâts humains liés aux attaques de requins mais Huguette Bello n'est pas dupe. Tout en demandant "l'accompagnement de la France" sur ces questions, elle a déclaré: "la mise au point d'une arme absolue est hautement improbable". Reste, selon elle, à "faire preuve d'humilité" face à la situation.



