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La France soutient la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, l'Algérie rappelle son ambassadeur

Un refroidissement des relations France-Algérie semble inévitable après l'annonce du retrait immédiat de l'ambassadeur algérien à Paris. Cette décision fait suite à une lettre d'Emmanuel Macron adressée au roi Mohamed VI, soutenant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental, un territoire disputé depuis près de 50 ans.
Ecrit par zinfos974 – le mardi 30 juillet 2024 à 18H55

Le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole, est contrôlé majoritairement par le Maroc, qui propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté. Cependant, le Front Polisario, soutenu par l'Algérie, revendique l'indépendance de ce territoire et réclame un référendum d'autodétermination, prévu mais jamais organisé depuis le cessez-le-feu de 1991. L'ONU considère toujours le Sahara occidental comme un "territoire non autonome".

Dans une lettre adressée au président algérien, Emmanuel Macron affirme que le plan marocain "constitue désormais la seule base pour aboutir à une solution politique juste, durable et négociée conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies". Bien que le président français n'ait pas explicitement reconnu la "marocanité" du Sahara occidental, il a déclaré que "le présent et l'avenir du Sahara occidental s'inscrivent dans le cadre de la souveraineté marocaine".

Cette décision française a immédiatement provoqué la colère de l'Algérie, qui a rappelé son ambassadeur et a signalé que la représentation diplomatique algérienne en France serait désormais assurée par un chargé d'affaires. Le gouvernement algérien estime que cette décision pourrait avoir de lourdes répercussions sur les relations franco-algériennes et la stabilité de la région.

Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle APS, le ministère algérien des Affaires étrangères a dénoncé cette position de la France comme un "pas qu'aucun autre gouvernement français n'avait franchi avant lui". Alger accuse Paris de "bafouer la légalité internationale" et de "prendre fait et cause pour la négation du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination". La France est accusée d'avoir pris cette décision "avec beaucoup de légèreté et une grande désinvolture".

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