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Karine Lebon : "C'est trompeur de croire que l'extrême droite est du côté des plus modestes"

Karine Lebon, députée de la seconde circonscription, exprime son inquiétude face au score élevé du Rassemblement national (RN) aux élections européennes et critique la décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale. Selon elle, ce vote est avant tout une protestation contre la politique du président, mais elle met en garde contre les dangers de l'extrême droite.
Ecrit par S.I. – le lundi 10 juin 2024 à 14H23

"Les Réunionnais ne sont pas racistes, ne sont pas fascistes. C'est une sanction pour la politique d'Emmanuel Macron", exprime la députée qui met en garde "contre les risques de l'extrême droite", citant des exemples d'Amérique du Sud où des dirigeants de cette mouvance "ont conduit une grande partie de la population sous le seuil de pauvreté". Karine Lebon insiste sur le fait que le RN n'est pas du côté des plus modestes, mais plutôt des grands patrons, "comme en témoignent leurs votes au Parlement". "C'est trompeur de croire que l'extrême droite est du côté des plus modestes. Tous les votes des parlementaires RN à l'Assemblée montrent qu'ils sont du côté des grands patrons."

 

Dissolution de l'Assemblée : "Une mauvaise réponse à la protestation des électeurs"

 

La dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron est perçue par Karine Lebon comme une mauvaise réponse à la protestation des électeurs. Elle appelle à une nouvelle campagne électorale et à l'unité de la gauche pour offrir une alternative cohérente et adaptée aux besoins de la population. 

Karine Lebon confirme qu’elle sera candidate aux prochaines élections législatives anticipées. Elle insiste sur le fait que son mandat est soumis à l’approbation du peuple et qu’elle a toujours été une députée proche de ses concitoyens, organisant des permanences itinérantes et des réunions publiques pour expliquer les projets de loi en cours. "Je l'ai toujours dit, je ne considère pas mon mandat comme un CDI. Mon mandat est toujours soumis à l'approbation du peuple. Il ne faut pas avoir peur de se remettre à l'approbation de la population et de se remettre devant les électeurs", insiste-t-elle. "Logiquement" candidate, Karine Lebon espère pouvoir reprendre ses travaux une fois les élections terminées, notamment sur les questions de logement social à La Réunion ou du débat sur la fin de vie, interrompues par la dissolution.

Répondant à une question sur la proposition de son collègue Jean-Hugues Ratenon de former un front commun autour des parlementaires NUPES, Karine Lebon affirme que l’unité de la gauche est essentielle pour représenter une alternative crédible. "La gauche doit être unie. C'est notre seule chance d'incarner une alternative crédible". Elle a également exprimé son espoir que les dirigeants des partis de gauche composant la NUPES "mettent de côté leurs différends pour travailler dans l’intérêt de la population".

 

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