"Jusqu’à quand ?" : le cri d’alarme de Perceval Gaillard sur la situation en Outre-mer

"Jusqu’à quand ?" a lancé le député, rappelant les 168 jours de couvre-feu en Nouvelle-Calédonie, qu’il attribue aux tensions générées par la politique gouvernementale. "Vos prédécesseurs y ont mis littéralement le feu en foulant aux pieds les accords de Matignon et en faisant rentrer au gouvernement les plus ultras du camp loyaliste. Tout cela pour arriver au brillant résultat que l'on connait tous", dénonce le député insoumis.
Le député a aussi évoqué les 19 jours de couvre-feu en Martinique, décrivant cette mesure comme "la seule réponse apportée à la révolte légitime d’un peuple fatigué, comme l'ensemble de nos peuples, de se faire tondre par des monopoles". Pour Perceval Gaillard, la situation en Martinique, comme celle en Nouvelle-Calédonie et dans d'autres territoires ultramarins, est le symptôme d'une fracture" entre les Outre-mer et la France hexagonale.
Aux salariés et aux planteurs mobilisés, il a affirmé son soutien, promettant que "si le résultat des élections avait été respecté, les travailleurs n'auraient pas à supporter de telles conditions". S’adressant enfin au Premier ministre, Perceval Gaillard a condamné la coupe de 250 millions d’euros dans le budget Outre-mer 2025, y voyant un signe de mépris envers des territoires "qui se soulèvent contre la vie chère et les ruptures d'égalité flagrantes".
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"Jusqu'à quand le pouvoir central compte-t-il persévérer dans ces politiques aussi injustes qu'inefficaces ? Quand allez-vous enfin comprendre, ici à Paris, que nos revendications ne sont que justice sociale et égalité républicaine ?", a conclu Perceval Gaillard.
Répondant aux critiques, le ministre des Outre-Mer François-Noël Buffet a reconnu la baisse du budget et souligné l'engagement de son ministère à corriger cette situation. "Nous avons bien constaté un coup de rabot de l'ordre de moins 37%", a-t-il expliqué, tout en précisant que le budget global pour les Outre-mer atteint 25 milliards d'euros, dont environ 15% gérés par son ministère.
Le locataire de la rue Oudinot a assuré que des mesures seraient prises pour réviser ces allocations : "Nous allons travailler d'arrache-pied pour pouvoir remonter ce budget à l'occasion des débats". Sur les sujets évoqués par Perceval Gaillard, François-Noël Buffet a rappelé l'engagement de l'État et des préfets dans les discussions visant à résoudre les crises actuelles en Nouvelle-Calédonie, dans les Antilles et concernant la vie chère. "Il faut donner à nos Outre-mer un avenir, un avenir de moyen et de long terme", a-t-il conclu.


