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Joé Bédier : « Saint-André est aujourd’hui propre »

Son arrivée à la mairie de Saint-André avait été une des plus grosses surprises des dernières municipales. Trois ans après, l'heure est déjà au bilan de mi-mandat pour Joé Bédier, qui s'était donné pour mission principale d'engager la capitale économique de l'Est vers la "la voie du développement et de la transformation". À commencer par la réfection des chaussées et un accent mis sur la propreté urbaine, pour en finir avec les moukatages sur les nids de poule qui collent à l'image de la commune.

Ecrit par S.I. – le vendredi 29 décembre 2023 à 05H59

À son arrivée aux responsabilités, Joé Bédier a tout d’abord commandé un audit sur la situation générale de la commune, et notamment sur le cas du personnel communal. « J’ai constaté une situation catastrophique puisqu’il n’y avait que du personnel précaire dont certains agents étaient payés aux alentours de 680 euros par mois alors qu’ils avaient plus de 40 années de services », tient-il à rappeler. Après des échanges aussi bien avec le personnel communal qu’avec les syndicats, la municipalité a décidé la mise en place du RIFSEEP (NDLR : Régime indemnitaire des fonctionnaires de l’État) et tout un panel d’avantages sociaux comme les tickets restaurants ou encore une revalorisation de 100 euros nets mensuels à destination des employés communaux non-titulaires de la ville. « Le personnel n’est pas encore très au fait, habitué, mais je pense que ça va se faire dans le temps », espère l’édile saint-andréen.

« Il fallait chavirer la table« 

Autre point important pour Joé Bédier à son arrivée à la tête de la municipalité saint-andréenne, la révision du Plan local d’urbanisme (PLU). L’édile dit avoir constaté « pas mal d’anomalies » concernant l’aménagement du territoire, voire des irrégularités, assure-t-il, « avec par exemple des personnes qui occupaient illégalement du foncier communal ». Outre la révision du PLU, le maire et ses équipes ont profité de la première année du mandat pour s’atteler aux projets du Saint-André de demain. Une période qui coïncidait avec la crise Covid qui a pas mal ralenti l’activité des collectivités. « Ce temps nous a permis de mieux préparer nos dossiers pour aller capter des fonds et autres subventions diverses et variées. J’ai presque envie de dire qu’il fallait chavirer la table car pendant ces 40 ans d’inactivité, on avait pris l’habitude de bricoler, on bouchait, on colmatait, mais on n’avait pas fait en profondeur ce qu’il fallait pour que Saint-André soit vraiment une ville attractive, compétitive et moderne », poursuit Joé Bédier. Des travaux qui ont parfois fait l’objet de critiques, notamment de la part des commerçants qui reprochaient notamment à la municipalité la simultanéité des travaux en centre-ville. Le maire avait justifié ces travaux « de nécessité » et qui « n’avaient pas été entrepris depuis 40 ans en plus de la dégradation des équipements routiers communaux ». « Il fallait engager ces travaux parce qu’ils sont limités dans le temps pour pouvoir capter des fonds et des subventions. On a donc dû sanctuariser ces fonds et s’il avait lieu de rectifier et modifier, on était à l’écoute aussi des commerçants et des riverains », ajoute Joé Bédier.

Ce dernier en profite pour saluer le travail des agents communaux, notamment en matière de propreté urbaine. « Une des choses sur lesquelles j’ai mis l’accent est l’environnement et la propreté. Saint-André, aujourd’hui, on peut dire, est propre. Nous chassons tous les jours ces dépôts sauvages à travers notre service environnement. C’était une base que je voulais poser, surtout pour les besoins quotidiens et immédiats de la population. C’est essentiel de faire des grands travaux mais il faut dans le même temps penser aux habitants qui vivent dans leurs quartiers et qui demandent un environnement agréable », exprime le maire de Saint-André.

 

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