JH Ratenon: "J'étais moi-même au RSA peu de temps avant d'entrer dans cet hémicycle"

Rien ne vous arrête. Vous venez d'ouvrir la porte à la mise en place de contreparties à l'octroi des prestations sociales. Je ne puis rester silencieux face à cette atteinte, car j'étais moi-même au RSA avant d'entrer dans cet hémicycle.
N'oublions pas une chose: nous parlons de gens qui survivent, qui sont sous le seuil de pauvreté, et auxquels vous faites déjà la chasse depuis votre arrivée au pouvoir. Je connais le quotidien de ces gens, je partage leur vie, leur désespérance, leur souffrance. Nous parlons d'hommes, de femmes et d'enfants dont les moyens financiers sont tellement bas que mobiliser la solidarité nationale est impératif.
C'est l'honneur même de notre République, car la fraternité et le respect ont encore leur place dans notre société, et la contrepartie existe déjà: ce sont les cotisations sociales.
Monsieur le Premier ministre, quand cesserez-vous d'accabler nos concitoyens dans la difficulté? Demandez des contreparties à ceux qui nous coûtent très cher: vos amis les riches à qui vous avez offert la suppression de l'ISF et plusieurs dizaines de milliards d'euros de CICE.
Après le travail d'intérêt général, comptez-vous rétablir l'esclavage?


