Jean-Luc Poudroux attaque Perceval Gaillard sur son physique

Les candidats du second tour des élections législatives se succèdent sur le plateau de Réunion La 1ère pour s’affronter lors des débats de l’entre-deux-tours.
Les représentants du Nouveau Front populaire font face à ceux du Rassemblement national. Ces derniers se retrouvent à botter en touche lorsqu’ils sont interrogés sur le programme, à faire des déclarations en désaccord avec les grandes lignes du mouvement national, ou alors à se montrer agressifs envers leurs concurrents.
C’est d’ailleurs cette dernière stratégie qu’a utilisé l’ancien député-maire de Saint-Leu, Jean-Luc Poudroux, qui a tout récemment rejoint le RN et s’est vu propulser au second tour des Législatives.
Le candidat arrivé deuxième au premier tour sur la 7e circonscription et qui a par le passé occupé le poste de député, cherche durant le débat à mettre en avant son expérience à l’Assemblée nationale. Il affirme qu’il continue de travailler auprès de la population, même après la fin de son mandat.
Jean-Luc Poudroux souhaite préciser les vraies missions, selon lui, d’un député. Interpellé sur ses absences à l'hémicycle durant son mandat, c’est alors qu’il tacle Perceval Gaillard sur son physique : “Un député n’est pas fait pour être assis là-bas avec la cantine à côté. Je pense que vous avez profité de la cantine un peu plus que moi.”
Une remarque que commente ironiquement le député sortant : “C’est très classe, ça…”
Les candidats locaux du Rassemblement national multiplient les frasques à chaque sortie médiatique, parfois mal maîtrisées ou des fois volontairement agressives.
Il y avait d’abord la prise de position de Johnny Payet sur la Fèt Kaf, puis l’opposition de Christelle Bègue aux repas sans bœuf ou sans porc à la cantine et l’altercation entre Valérie Legros et Huguette Bello sur le marché forain du Chaudron.
Les candidats du RN ont eu des prises de position contradictoires, se sont distancés de leur chef de file local, ou ont du mal à briller lors des débats. Une campagne loin d’être réussie par des candidats locaux poussés au second tour par la vague nationale de contestation qui fait fi de l’histoire du parti d’extrême droite et des frasques racistes ou homophobes de ses candidats encore aujourd’hui.


