Jean-Hugues Ratenon exhorte le préfet à agir sur la vie chère

Dans son courrier, Jean-Hugues Ratenon pointe du doigt les conséquences de la pauvreté et de la vie chère dans les territoires ultramarins. "Si dans notre île, il n’y a pas, fort heureusement, de la casse, des manifestations violentes, pour autant l’autodestruction est belle et bien présente du fait de la souffrance due notamment à la pauvreté", écrit-il. Le député craint que la situation ne dégénère à La Réunion si des mesures concrètes ne sont pas rapidement mises en place.
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Jean-Hugues Ratenon demande au préfet d'initier des négociations avec l'État et les acteurs économiques afin de lutter contre la vie chère. Il propose de s’inspirer du protocole d’accord signé en Martinique, qui prévoit une baisse des prix de 20 % sur 6.000 produits. Le parlementaire de l'Est demande également à ce que le bouclier qualité-prix réunionnais (BQP), composé de 153 produits, soit à minima "l'équivalent du nombre de produits contenu dans le protocole de Martinique". Par ailleurs, il demande à l'État d'assurer une "continuité territoriale économique".
"Profitons de ce climat réunionnais qui n’est pas encore explosif"
Le député insiste également sur la nécessité d'examiner plusieurs leviers, tels que la formation des prix, la TVA, l’octroi de mer, les marges commerciales, et le coût du fret, afin d’aboutir à des solutions durables pour La Réunion. Il propose par ailleurs une réévaluation du Bouclier Qualité Prix (BQP) à l’échelle de l’île, afin qu'il reflète mieux les besoins des Réunionnais.
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Jean-Hugues Ratenon enjoint l'Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) à se réunir au plus vite pour définir un cadre de discussions. Il insiste sur la nécessité d’agir sans tarder, avant que la situation ne devienne explosive : "Profitons de ce climat réunionnais qui n’est pas encore explosif pour pouvoir travailler dans la sérénité et non sous la pression de la rue"
Le député conclut en appelant le préfet à réunir rapidement l’ensemble des acteurs concernés afin de débuter des négociations qui pourraient soulager la population.


