"J’aime passionnément la France" : Gabriel Attal se lance dans la course à l’Élysée

Gabriel Attal a officialisé ce vendredi sa candidature à l’élection présidentielle de 2027 depuis l’Aveyron. L’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron affirme vouloir ouvrir « un nouveau chemin » pour le pays, tout en tentant de se détacher du bilan du chef de l’État.
À un an du scrutin présidentiel, le patron de Renaissance entre officiellement dans l’arène. Dans les paysages de l’Aubrac, Gabriel Attal a choisi la symbolique de la province et de la ruralité pour franchir le pas. Ce vendredi 22 mai, l’ancien Premier ministre a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de 2027, mettant fin à plusieurs jours de spéculations autour de ses ambitions nationales.
Face à ses soutiens, le secrétaire général de Renaissance a adopté un ton solennel, presque personnel, multipliant les déclarations empreintes d’émotion et de patriotisme. « J’aime passionnément la France et j’aime profondément les Français », a-t-il affirmé lors de son discours, avant de promettre de « proposer un chemin » au pays.
Celui qui fut le plus jeune Premier ministre de la Ve République, et qui a 37 ans aujourd'hui, assume désormais clairement son ambition élyséenne. « Ce sera un moment de vérité pour moi et pour le pays », avait-il confié quelques jours plus tôt, préparant progressivement l’opinion publique à son entrée dans la campagne présidentielle.
Prendre ses distances avec le macronisme
Si Gabriel Attal revendique son héritage gouvernemental, il cherche aussi à se démarquer de l’image d’Emmanuel Macron, dont il fut pourtant l’un des plus fidèles lieutenants. Le choix de l’Aveyron, loin de Paris et des cercles du pouvoir, n’a rien d’anodin. Le déplacement visait à incarner une candidature de terrain, tournée vers les territoires et le quotidien des Français.
Dans son entourage, plusieurs élus décrivent une volonté de « tourner une page » sans renier totalement le bilan du président sortant. Gabriel Attal tente ainsi de se positionner comme le représentant d’une nouvelle génération politique capable d’incarner le renouvellement au sein du camp présidentiel.
Le patron de Renaissance sait toutefois que l’équation sera délicate. Son nom reste intimement associé au macronisme, à ses réformes controversées mais aussi à ses crises successives. Durant son intervention, il a d’ailleurs insisté sur la nécessité « d’écouter davantage », promettant une méthode plus proche du terrain et « des préoccupations réelles des Français ».
« Je veux parler à tous ceux qui n’y croient plus », a-t-il lancé, avant d’assurer vouloir mener « une campagne d’énergie, de clarté et de vérité ».
Depuis plusieurs semaines, les signaux se multipliaient autour d’une candidature Attal. La sortie de son livre « En homme libre », les déplacements sur le terrain et les prises de parole plus personnelles avaient alimenté les spéculations.
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Un appel de plusieurs centaines d’élus locaux en faveur de sa candidature avait également été publié dimanche dernier. « Il est, pour nous, la personne dont le pays a besoin », écrivaient notamment plusieurs maires et responsables locaux favorables à sa démarche.


