Impôts locaux : Pourquoi il ne faut pas "diaboliser" le rapport Balladur.
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Les citoyens contribuables reçoivent en ce moment leurs feuilles d’impôts locaux et le moins que l'on puisse dire est que la pilule est cette année particulièrement dure à avaler.
La plupart des communes voient leurs impôts augmenter, la palme des augmentations revenant au Conseil général dans la colonne "Département".
Certes madame NASSIMAH préside aux destinées de cette assemblée, mais elle ne peut pour autant être considérée comme la seule et unique responsable de ce qui se passe au Conseil général ! De plus présenter comme le fait notre Présidente le RMI comme principale explication, relève de la pure malhonnêteté intellectuelle.
Tout le monde sait qu'elle ne dirige pas grand chose et que certains de ses nouveaux "amis" agissent dans l’ombre et tirent les ficelles au profit de leurs communes, de leurs conseillers généraux, de leurs adjoints (postes au cabinet, dans les services, contrats aidés là où il y a des élections à venir, voitures de fonctions, GSM, frais de missions, voyages, frais de réception, frais de groupes...), et la liste n’est pas exhaustive !
Tout cela mis bout à bout, revêt pour le contribuable un coup financier énorme et représente "le prix à payer" pour les "petits arrangements entre amis".
N'oublions pas non plus la situation de la CINOR, autre exemple éloquent, avec ses 54 conseillers dont 16 vice-présidents grassement payés en sus de leurs indemnités municipales, qui contribue elle aussi à charger la barque de la fiscalité locale.
Tout cela rajoute ainsi une crise à la crise que vivent déjà de manière dramatique les réunionnais et me fait dire qu’il n’y a pas de fatalisme dans tout ça !
En effet, lisant le rapport Balladur, je me dis, rejoignant sa préconisation principale : "et s’il n’y avait qu’une seule grosse collectivité au lieu des deux actuellement ?"
Assurément dans cette configuration les frais de fonctionnement seraient moins élevés.
Il suffirait pour cela que certaines compétences lourdes exercées actuellement par le Département le soient par la Région, les autres compétences étant transférées aux communautés d’agglomérations. Quand on sait de plus que l'on retrouve souvent le même élu siégeant en mairie, à l'intercommunalité et au conseil général ou régional, on mesure les anomalies, les limites et l'anachronisme du système actuel.
Moins d’élus, moins de cumulards, plus de responsabilités, moins de charges de fonctionnement, ainsi le tour serait joué.
J’invite ardemment les réunionnais à lire ce rapport sur la suppression de strates administratives nombreuses, devenues inutiles et coûteuses !
Ça peut faire réfléchir …
La Sentinelle.


