Impasse vaccinale

De l’Alpha à l’Omicron méga-contagieux, les contaminations n’ont cessé de battre des records, dans le monde et en France, où la barre des 200.000 par jour vient d’être franchie. Comment est-ce possible ?
Depuis le début de la pandémie fin 2019, un grand changement est intervenu : les non vaccinés sont devenus largement minoritaires, des quasi marginaux et c’est donc dans une population de vaccinés que la contamination opère comme si de rien n’était, comme si la couverture vaccinale était transparente. Autrement dit, le vaccin ne fait pas la différence : vaccinée ou pas, la population semble n’offrir aucune résistance particulière à la circulation du virus.
Il ne s’agit pas de nier que le vaccin protège, des formes graves de la maladie, mais c’est à peu près tout. Il n’empêche pas d’être contaminé ni, surtout, de contaminer son entourage.
De ce constat tout simple, il s’ensuit que la vaccination des enfants n’a aucune raison d’être. Chez eux, la statistique est claire : le risque viral est quasiment nul alors que le risque vaccinal n’est pas négligeable. Le rapport bénéfice/risque est donc foncièrement défavorable puisqu’on ne peut escompter aucun bénéfice. Il n’y a rien à en attendre du point de vue de l’immunité collective. De surcroît, un marmaille pourra toujours se retrouver coupable d’avoir « tué » ses grands-parents. Alors à quoi bon le vacciner ?
Idem pour le passe sanitaire ou pire, le passe vaccinal : dès lors que les vaccinés peuvent contaminer l'entourage, à quoi servent-ils ? Un passe n’a encore de sens et n’est donc légitime que pour une personne négative au test qu’on vient de lui administrer. Mais peut-on sérieusement envisager de tester tous les jours — et peut-être plusieurs fois par jour — l’ensemble de la population ?
Ainsi qu’il est bien connu des virologues, en mutant les coronavirus deviennent plus contagieux mais toujours moins virulents. Avec le variant delta, le covid n’était déjà qu’une (très) mauvaise grippe susceptible de tuer seulement les plus fragiles, ceux présentant une comorbidité. Avec Omicron le covid n’est plus qu’une bonne crève — c’est d’ailleurs pourquoi Israël vient de suspendre sa campagne de vaccination. Très bientôt, avec Omega, le covid 19 deviendra un Rhume 19 et la question est donc, dès à présent, de savoir à quel moment on mettra un terme à ce jeu mortel — pour l’économie et la santé mentale de la population — que constituent des mesures gouvernementales ayant dorénavant perdu toute justification rationnelle ?
Avec les fermetures de lits qui continuent, chacun a bien compris que la saturation des urgences est un faux problème qui ne peut justifier le maintien d’un passe. Pour le résoudre il suffirait, en effet, de restaurer le niveau de lits que la France a connu avant le massacre de l’Hôpital public par les politiques néolibérales qui se succèdent depuis des décennies. Puisqu’actuellement nous sommes dans la politique du « quoi qu’il en coûte », rétablir une bonne couverture hospitalière devrait être la priorité !
En conclusion, au regard d’Omicron et de ses suivants, la couverture vaccinale et l’immunité collective apparaissent un peu comme les habits neufs de l’Empereur, comme de pures fictions. On se trouve en présence d’un enfumage grand format qui s’évapore comme la brume du matin à la lumière de données scientifiques qu’aucune censure médiatique ne peut plus occulter. De sorte qu’on voit déjà se dessiner le triste spectacle d’un gouvernement complètement à poil, coincé dans l’impasse sanitaire de variants faiblissants mais qui se jouent des vaccins. On se demande bien avec quelle pirouette ou quelle diversion ils vont pouvoir se sortir de cette mauvaise... passe.


