Il va courir 24 marathons en 24 jours pour la bonne cause

Daniel Vee s’apprête à se lancer dans une aventure sportive et solidaire jamais tentée localement. À partir du 27 novembre, il tentera de courir 24 marathons en 24 jours, soit un par commune, afin de récolter des fonds pour l’association Petit Cœur de Beurre, engagée auprès des enfants nés avec une malformation cardiaque.
24 marathons, 24 jours, 24 communes… Un défi jamais tenté à la Réunion.
Cette fois, Daniel Vee ne courra pas pour un temps ou une médaille mais pour la bonne cause. Âgé de 51 ans, le propriétaire du Domaine Palissade, à Saint-André, va tenter de mener à bien un défi jamais tenté localement : courir un marathon par jour dans chacune des 24 communes de l’île.
Loin d’être un pari fou. Ses dizaines de médailles pour autant de marathons courus ici et à travers le monde témoignent du sérieux du coureur dans le défi qu’il s’apprête à relever. Parmi elles, une médaille symbolise un premier accomplissement : il vient de terminer le circuit des six marathons "majeurs" — Chicago, New York, Berlin, Londres, Boston et Tokyo.
Un défi qu’il s’était lancé il y a environ trois ans et qu’il a ensuite mené à bien en un an et demi.
Une histoire de famille et de persévérance
Pour lui, la course à pied est une passion qui remonte à l’enfance. Dans les foulées de son grand frère Jean-Pierre, ancien “deuxième meilleur espoir français”. « On écoutait ses courses à la radio. On était pauvre », se souvient le Saint-Andréen.
Le marathon, lui, n’est arrivé que plus tard, il y a une dizaine d’années. Son défi des Six Majors, il l’a d’ailleurs réalisé aux côtés de ce même frère, aujourd’hui âgé de 65 ans.
Pour garder la forme, Daniel Vee s’entraîne quotidiennement, couvrant entre 8 et 25 km par jour. Le secret pour enchaîner les courses, ici et ailleurs. Son meilleur chrono : 2h56.
Il y a une dizaine de jours encore, il participait au marathon d’Athènes. Il cumule également neuf participations au Grand Raid (six terminés) et a récemment achevé l’Ultra Terrestrial de 224 km. Une course qu’il avait marquée en dansant en hommage à sa mère, une fois la ligne franchie.

Un défi dédié à sa mère et à sa sœur
C’est en pensant à sa mère et à sa sœur, toutes deux disparues récemment, qu’il a eu l’idée de ce nouveau challenge.
« Ma maman, c’est elle qui m’encourageait. Avec elle, je puisais ma force. Elle était toujours positive, elle a combattu la maladie pendant quatre ans. »
Le coureur va associer son aventure au soutien d’une cause : aider l’association Petit Cœur de Beurre, engagée dans l’accompagnement des patients et familles touchés par les cardiopathies congénitales.

Un marathon par commune
Le départ se fera à Saint-André, sur le même parcours suivi par le marathon des blessés des armées, organisé par l’ARBA en mai dernier, course qu’il avait remportée. Il enchaînera ensuite Salazie, Sainte-Suzanne, Bras-Panon, jusqu’à boucler un tour complet de l’île, Hauts compris.
Il doit terminer son périple le 20 décembre à Cilaos, terre de ses origines maternelles, où repose sa mère, après — petit défi supplémentaire — un passage par le sommet du Piton des Neiges.
Pour éviter au maximum la chaleur, les départs seront donnés très tôt, autour de 4 heures, afin de lui laisser également le temps de récupérer avant d’enchaîner le lendemain.

Un appel aux dons et partenariats
Le défi est organisé en partenariat avec Sport Pro. Pour collecter un maximum de fonds, un tee-shirt est proposé à la vente au prix de 10 euros (après inscription), dont 5 euros sont reversés à l’association. Le reste couvre les frais : rien ne finira dans la poche du coureur ou de son sponsor.
Les dons et partenariats sont également les bienvenus. Le coureur invite les entreprises et commerces à devenir partenaires de l’événement. Il fera une arrivée ou un arrêt devant leurs enseignes afin de collecter des contributions, le tout relayé sur les réseaux sociaux.
Il invite la population à l’accompagner : « Venez à mes côtés pour me donner la force. Je sais que ça va être très dur, mais j’ai envie de réussir parce qu’il y a un but à atteindre. À pied, en béquilles, en 5 ou 10 heures… je ferai ces marathons. »
Autant de courses qu’il souhaite terminer aux côtés d’une personne en situation de handicap, en mémoire de son père, lui-même porteur d’un handicap.
Le rendez-vous est donné au Colosse le jeudi 27 novembre vers 4 h pour le premier départ d’un défi solidaire et sportif jamais tenté à La Réunion.


