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Hommage aux anciens

Ecrit par zinfos974 – le mardi 20 septembre 2011 à 10H28

Nous le savions, Robert Bobin ancien directeur technique national de la Fédération Française d’Athlétisme était un fan de Napoléon. Il en connaissait toutes les stratégies pour conduire ses athlètes à la victoire. Il était accompagné de ses maréchaux, les entraîneurs nationaux qui rendaient compte et dont les pouvoir étaient forts. C’était le rendez-vous des grandes gueules de l’athlétisme. A Paris, au siège de la FFA, Les grognards de la rue du Faubourg Poissonnière se faisaient entendre mais comme les soldats de l’empereur ils restaient fidèles et dévoués. L’entraîneur "c’est le maître, celui qui fait l’homme" affirmait Roger Thomas dans le grand hémicycle de l’INSEP. Sa voix de baryton résonnait jusque dans le bois de Vincennes ! Un autre collègue excellait lui dans l’art d’encourager les athlètes par ses mimes et ses bons mots, à chacun ses méthodes pour créer l’ambiance. De nos jours les méthodes ont peut-être changés, mais c’est bien le coup de baguette final du maître qui fera la différence. Le terrain est une source inépuisable de richesse, une découverte permanente. Il ne se passe pas un entraînement sans qu’il y ait ce petit trait de génie qui vous apporte une nouveauté bien souvent d’ailleurs avec la complicité du moment. Un bout d’élastique, un médecine-ball qui n’était pas rangé, un banc qui se trouvait là par hasard ! C’est "la glorieuse" qui vous fait vivre et espérer. J’ai toujours eu cette forte tendance à laisser des traces sur mon passage, un dossier, des lettres, ou encore mes lunettes déposées soigneusement dans le réfrigérateur ! Après tout, c’est bien ce qui fait partie de notre charme et qui donne un peu de piment à notre vie. L’entraîneur c’est aussi un artisan, il conçoit et façonne ses athlètes comme le sculpteur. C’est aussi le résultat méticuleux du temps et du travail ou l’on recherche la précision et le style. Dans le faire Play aussi et le respect du jeu. Les problèmes je les attaque sous tous les angles, mais je préfère les angles droits !

L’entraîneur ne monte jamais sur le podium, c’est lui qui conduit l’athlète au succès. Je me souviens de mon premier coach, il dégageait une sorte de magnétisme sur ses athlètes. A l'entrainement ceux-ci étaient électrifiés comme

Gérard Goriot

 

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