Groupe Caillé : Les syndicalistes "optimistes" sur la reprise de la branche location

Ce matin vers 10 heures, François Caillé et le nouveau directeur du groupe éponyme, Philippe Lauthier, sont arrivés au tribunal de commerce de Saint-Denis pour continuer d'examiner le plan de sauvegarde du groupe en vu de solder une dette de 221 millions d’euros sur une période de 10 ans. Mais en attendant, toute la matinée a été consacrée à l'étude de la reprise des sociétés de la branche moto et location du Groupe Caillé, placées en redressement judiciaire.
L'enjeu est de taille pour de nombreux salariés, dont les représentants syndicaux étaient présents dans le hall du tribunal pour avoir une première "tendance" du sort qui leur serait réservé. Sur place, on retrouvait la CFDT et la CGTR, les syndicats représentants la branche location et notamment la société GIE Autoloc, qui prépare les véhicules pour les différents loueurs.
Le tribunal se penchait sur la reprise potentielle de cette société par une filiale du groupe Hayot ou par le groupe Georges Michel. "On espère que le tribunal abondera et acceptera une des offres", explique Joël Dalleau, représentant syndical de la CFDT secteur commerce. Des offres de reprises qui prévoient de garder les salariés de la société.
"Nous sommes dans l'attente pour que le tribunal accorde une des offres, les deux groupes proposent la reprise des salariés sur la longue durée. (...) On est soulagé aujourd'hui de cette reprise. On a un sentiment de soulagement de pouvoir sortir de cette spirale infernale qui durait depuis trop longtemps", explique de son côté Jean-Daniel Nododus, secrétaire syndical de la CGTR branche location.
Mais pour la réponse officielle, il faudra patienter jusqu'à demain 13h30 et la décision du tribunal de commerce quant à la reprise ou non de leur société.



