Gramoune battu à mort à Sainte-Anne : Le cambrioleur demande sa mise en liberté

Ce n’est malheureusement pas une première ces dernières années. Un couple de gramounes, Yvette et André Camalon, dort paisiblement dans sa case à Sainte-Anne alors que des cambrioleurs pénètrent chez eux, les attachent et les rouent de coups. L’homme, 77 ans, décédera sur place. La femme parvient à se détacher et à prévenir les forces de l’ordre.
C’est vers 1h30 du matin, [le 15 avril 2017]urlblank:https://www.zinfos974.com/Sainte-Anne-Un-couple-de-gramounes-sequestres-Le-mari-succombe-aux-coups-des-cambrioleurs_a113229.html , que trois hommes encagoulés passent par la fenêtre de la cuisine et demandent à la dame où se trouve leur coffre-fort. Elle leur indique la chambre de son mari, ne se doutant pas de la violence qui allait s’ensuivre. Ils s’emparent des 45.000 euros d’espèces et quittent les lieux. Laissant derrière eux une femme blessée et ligotée, près de son mari décédé. Jean-René Moulouma, le présumé instigateur, aurait connu le couple, voisin de son père. C’est aussi lui qui aurait fourni les armes.
Mais plus de deux ans après les faits, Jean-René Moulouma nie toujours les faits. Il demande donc, pour la troisième fois, sa mise en liberté en attendant son procès devant les Assises. Il souhaiterait mieux préparer sa défense, travailler et s’occuper de ses enfants. Mais les preuves contre cet agriculteur, père de famille décrit comme "gentil, mais violent" par son entourage, pèsent lourdement contre lui. Les deux autres hommes, Georges Loto et Sylvain Valentin, le nomment comme meneur, son ADN a été retrouvé sur le couteau laissé au domicile Camalon, une cagoule a été retrouvée chez lui ainsi qu’une somme importante d’espèces et sa famille déclare qu’il n’était pas là où il prétendait être ce soir-là. Les 17 condamnations sur son casier judiciaire, dont vol avec violence, n’arrangent pas son cas.
L’avocat général, Emmanuelle Barre, a évoqué le risque de pression de sa part sur les témoins, et de non-représentation au procès au vu de la réclusion criminelle à perpétuité qu’il encourt.
La chambre d’instruction a donc décidé, pour la troisième fois, de le maintenir en détention.


