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Gaza : et pendant ce temps-là, la guerre continue avec son cortège de morts civiles

Depuis le feuilleton des suites de la dissolution de l'Assemblée nationale en France et de l'attentat contre Donal Trump, le drame que vivent quotidiennement les Gazaouis a disparu des Unes de nos journaux. Pour autant, la guerre continue avec son chapelet de morts civiles. L'armée israélienne a même intensifié ses bombardements mercredi sur plusieurs secteurs de la bande de Gaza, provoquant la mort d'au moins neuf Palestiniens, selon les autorités sanitaires locales. Dans le même temps, des chars de Tsahal ont effectué une incursion limitée à Rafah, dans le sud du territoire, marquant une nouvelle escalade du conflit.
Ecrit par N.P. – le mercredi 17 juillet 2024 à 17H40
Source : Google Maps

Une frappe israélienne survenue aux alentours de minuit sur une maison à Al Zaouida, dans le centre de la bande de Gaza, a tué huit personnes, d'après les autorités de santé de Gaza. Un autre bombardement a fait un mort dans le camp de Nousseirat, l'un des huit camps de réfugiés de l'enclave, où 23 personnes avaient déjà trouvé la mort mardi dans une frappe aérienne sur une école.

Les chars israéliens ont également pilonné les quartiers Est des camps d'Al Boureïdj et d'Al Maghazi, situés au centre du territoire, détruisant notamment une mosquée selon des témoignages d'habitants.

À Rafah, à la frontière avec l'Égypte, les chars de Tsahal ont mené une opération dans le nord de la ville avant de se retirer. Cette manœuvre, déjà utilisée par les forces israéliennes avant des incursions plus profondes, a causé la destruction de dizaines de logements, selon des résidents locaux. Les médecins ont confirmé la mort de deux personnes suite à ces actions militaires.

L'armée israélienne affirme "poursuivre une activité opérationnelle précise et basée sur des renseignements" dans le secteur de Rafah, visant notamment à éliminer une cellule terroriste et un site de tir utilisé contre ses troupes. Au total, Tsahal a mené des frappes aériennes sur 25 cibles dans la bande de Gaza au cours des dernières 24 heures et continue ses interventions terrestres pour détruire des postes d'observation.

Malgré plus de neuf mois de guerre, les combattants palestiniens montrent encore une capacité à attaquer les forces israéliennes à l'aide de roquettes antichars, d'obus de mortier, et de salves de roquettes visant le territoire israélien.

Israël s'est fixé pour objectif d'éradiquer le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, après une attaque du mouvement islamiste sur son territoire le 7 octobre, ayant causé la mort de 1.200 Israéliens et l'enlèvement de plus de 250 otages. L'armée israélienne a déclaré avoir éliminé la moitié de la direction de la branche militaire du Hamas et tué ou capturé environ 14.000 combattants depuis le début du conflit, tout en perdant 326 soldats.

Les autorités sanitaires de Gaza, contrôlées par le Hamas, rapportent un bilan de plus de 38.000 morts côté palestinien à la suite des représailles israéliennes.

Malgré les efforts diplomatiques de l'Égypte et du Qatar, soutenus par les États-Unis, pour mettre fin au conflit, les négociations semblent dans l'impasse. Un accord potentiel viserait à la libération des otages israéliens en échange de nombreux prisonniers palestiniens détenus par Israël. Ce mercredi, Israël a libéré 13 Palestiniens capturés dans le cadre de l'offensive à Gaza, selon le Croissant-Rouge palestinien.

Parmi les centaines de Palestiniens libérés ces derniers mois, beaucoup ont dénoncé des mauvais traitements et des actes de torture durant leur détention, accusations démenties par Israël.

Dans un rapport publié mercredi, Human Rights Watch a accusé la branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine al Qassam, aidée -et c'est là la nouveauté- par au moins quatre autres groupes armés palestiniens d'avoir "commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l'humanité contre des civils lors de l'assaut du 7 octobre 2023 dans le sud d'Israël".

L'organisation de défense des droits humains affirme que ces crimes comprennent notamment "des attaques délibérées et sans discrimination contre des civils et des biens civils; le meurtre délibéré de personnes en détention; des traitements cruels et inhumains; des violences sexuelles et fondées sur le genre; des prises d'otages; des mutilations et des profanations de corps; l'utilisation de boucliers humains; et des pillages". Le Hamas a réagi en dénonçant ces accusations comme des "mensonges et des biais flagrants".

Etiquettes : Bande de Gaza

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