Finale perdue et malédiction intacte : Dimitri Payet rate encore un titre

La défaite de Vasco de Gama en finale de la Coupe du Brésil a privé Dimitri Payet d’un trophée qu’il aurait pu remporter sans même être sous contrat. À 38 ans, le Réunionnais voit une nouvelle occasion de sacre s’envoler, prolongeant une carrière marquée par les rendez-vous manqués.
La malédiction continue pour Dimitri Payet. Alors qu’il n’appartient plus à Vasco de Gama depuis juin 2025, le milieu offensif réunionnais aurait pourtant pu inscrire, enfin, un trophée majeur à son palmarès. Le règlement de la Coupe du Brésil prévoit en effet qu’un joueur ayant participé à la compétition soit considéré vainqueur en cas de sacre de son équipe, même après son départ. Payet avait disputé deux rencontres en début de parcours, face à União Rondonópolis et Nova Iguaçu.
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Mais le scénario a tourné court. Après un match aller fermé à São Paulo (0-0), Vasco de Gama s’est incliné au Maracanã lors du match retour, battu 2-1 par le Corinthians. Les buts de Yuri Alberto et Memphis Depay ont scellé le sort de la finale, malgré une égalisation de Nuno Moreira. Avec cette défaite, l’ancien Marseillais voit s’échapper un titre qu’il aurait pu décrocher dans une situation aussi rare que paradoxale : être champion sans être joueur du club.
À 38 ans, Dimitri Payet reste donc sans trophée majeur en professionnel. Un constat cruel pour un joueur dont la carrière est jalonnée de finales perdues : l’Euro 2016 avec l’équipe de France, la Ligue Europa 2018 avec l’Olympique de Marseille, ou encore deux Trophées des champions manqués. À cela s’ajoutent deux places de vice-champion de France avec l’OM, sans jamais parvenir à soulever un titre national. Pire, sa blessure en début de finale de la Ligue Europa en 2018 l'a privé de la Coupe du Monde 2018 que l'équipe de France va remporter.
Son unique victoire remonte à ses débuts, en 2004, avec la Coupe de La Réunion remportée sous les couleurs de l’AS Excelsior. Depuis, malgré un talent reconnu et une longévité remarquable, la consécration collective lui échappe. Cette finale brésilienne perdue symbolise une fois de plus le destin singulier d’un joueur iconique de sa génération, dont le palmarès reste désespérément vierge.


