14 juillet : la vente des feux d’artifice strictement encadrée

À l’approche du 14 juillet, la préfecture de La Réunion appelle à la vigilance. Les forces de l’ordre seront fortement mobilisées, notamment pour encadrer la vente et l’usage des artifices pyrotechniques.
Comme chaque année, les festivités du 14 juillet s’accompagnent de dispositifs de sécurité renforcés. Cette édition 2025 ne fera pas exception, d’autant que le plan Vigipirate reste activé à son niveau maximal, "Urgence Attentat". À La Réunion, les autorités annoncent la mobilisation de 445 membres des forces de sécurité intérieure, répartis entre 275 gendarmes et 170 policiers, pour encadrer les grands rassemblements et sécuriser les zones sensibles. Patrouilles statiques et mobiles, contrôles routiers et dispositifs physiques de protection seront déployés sur l’ensemble du territoire.
Les établissements détenteurs d’une licence III ou IV, ainsi que les restaurants, bénéficieront d’une dérogation pour rester ouverts jusqu’à 2h du matin lors des nuits du 13 et 14 juillet, en vertu d’un arrêté préfectoral datant de décembre 2019.
Autre point de vigilance : les articles pyrotechniques. Si les traditionnels feux d’artifice sont assurés par des professionnels, les autorités rappellent que la vente, le transport et l’utilisation de produits de catégorie F4 sont strictement réservés à ces derniers. Pour les particuliers, seuls les artifices des catégories F1 à F3 peuvent être achetés dans les commerces autorisés – tels que les tabacs ou supérettes – dans la limite de 150 kg de stock et sous conditions strictes de sécurité. Ces commerces doivent également se conformer à l’arrêté préfectoral du 7 avril 2022, sous peine de sanctions, voire de fermeture administrative.
La vente sur la voie publique reste, quant à elle, formellement interdite. Et pour les particuliers, la prudence est de mise : lire attentivement les notices, ne pas laisser les enfants manipuler les artifices seuls, et veiller à ne pas troubler l’ordre public. En cas de non-respect, les sanctions peuvent grimper jusqu’à 750 euros pour un usage interdit, voire 1 500 euros en cas de tir dans un lieu public sans autorisation.
Dans ce cadre, une campagne nationale de contrôles est en cours et se poursuivra jusqu’au 14 juillet, avec pour objectif de prévenir tout incident et garantir le bon déroulement des célébrations.


