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Faut-il autoriser les assistants sexuels pour les personnes handicapées en France ?

France 2 diffuse ce soir dans son émission “Complément d’enquête” un sujet sur la sexualité des handicapés mentaux suisses. Ce sujet, encore très tabou en France, mérite pourtant un large débat que les personnes dites “valides” ne cessent de repousser.
Ecrit par zinfos974 – le lundi 16 novembre 2009 à 10H11

Qu’est-ce qu’un(e) assistant(e) sexuel(le) ?

En Suisse, un(e) assistant(e) sexuel(le) propose des prestations allant d’un contact sexuel à la masturbation. Il ou elle aide aussi à la relation sexuelle entre deux handicapés. Certain(e)s vont même jusqu’à la pénétration.

En France, notre législation lie les actes de ces assistant(e)s sexuel(le)s à la prostitution, qui plus est lorsqu’il s’agit de la sexualité des personnes handicapées physiques, mentales et sensorielles.

Mireille a 40 ans. Elle est devenue handicapée à la suite d’une polio. La Dionysienne habite à La Montagne. Ce jour-là, elle est arrivée, maquillée, pimpante et sexy à son association. Elle a retrouvé Linda, 18 ans, paraplégique. 

L’adolescente a voulu savoir pourquoi “j’étais différente des autres jours”. Mireille s’est montrée honnête, sincère et juste dans ses propos. Elle a parlé de son “besoin d’affection, de tendresse, de caresses, de caresses intimes, de sentir un homme à ses côtés et dans son lit, de sentir le sexe d’un homme en elle, de prendre du plaisir, de jouir de l’amour…”

Linda a écouté. Elle n’a pas interrompu son interlocutrice. A la fin, elle a juste demandé : “Pour moi aussi, ce sera pareil ?”. Cette fois-ci, Mireille n’a pas répondu, elle a levé les yeux vers le journaliste présent. “Je savais quoi lui dire, mais j’ignorais si j’avais le droit de le faire”, a avoué plus tard Mireille.

Car, c’est bien là la question : qui doit assumer et comment ? En terme physiologique, la sexualité des personnes handicapées physiques, mentales et sensorielles, est inacceptable pour certains valides. Et leurs raisons sont multiples.

Et si l’on part du constat que nombre de “valides” ont parfois beaucoup de mal à vivre et à assumer leur sexualité, il est sans doute légitime de se demander ce que cela sera pour les déficients physiques, mentaux et sensoriels.

Toutefois, cela ne signifie nullement qu’il ne faut pas chercher les solutions physiques et immédiates à ce besoin naturel à tout être humain adolescent et adulte, et préparer et anticiper les réponses psychologiques à moyen et long terme que la sexualité des handicapés peut nécessiter, comme cela est le cas pour celle des “valides”.

 

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