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Fausse note dans l'affaire des droits d'auteurs du catalogue musical de la SEDM

Ecrit par T.L. – le dimanche 16 février 2025 à 07H12
De nombreux musiciens réunionnais sont concernés par le devenir du catalogue SEDM.

Placée en liquidation de longue date, la SEDM a récemment changé de mandataire judiciaire, sans que les informations ne filtrent sur le devenir des droits d'auteurs de nombreux musiciens, qui sont détenus par cette société propriétaire du catalogue Discorama.

SOS patrimoine en danger ? Certaines des plus célèbres chansons du patrimoine musical réunionnais figurent dans le catalogue de la société SEDM, dont la liquidation judiciaire suscite un débat dans le milieu de la musique.

En cause, selon certains artistes, le manque, voire l'absence, de valorisation de leurs œuvres par la Société d’Édition de Musique (SEDM), qui détient notamment les droits du catalogue Discorama. Alors que le rayonnement des plateformes de streaming musical et le boom des rééditions sur disque vinyle offrent des perspectives nouvelles aux artistes, certains souhaiteraient profiter de la liquidation de la SEDM pour remettre la main sur leurs droits d'auteur.

Des droits dont ils disent s'être délestés, parfois il y a plusieurs dizaines d'années déjà, sans réellement savoir ce qu'impliquait leur accord donné aux éditeurs.

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Et souvent, aussi, sans empocher le moindre sou, les droits étant cédés en l'échange de quelques heures dans un studio d'enregistrement ou sur la simple promesse de pressage d'un 45 tours, selon des pratiques désormais bien connues.

Alors que la rumeur circulait dans le milieu musical local depuis le mois de décembre, un courriel adressé aux artistes concernés la semaine dernière par la Sacem est venu confirmer que le dossier de la liquidation de la SEDM n'avait guère évolué depuis un an.

Le dossier SEDM « actuellement en attente »

« Le Président du tribunal a confié la liquidation de SEDM à un nouveau mandataire judiciaire, Maître Franklin Bach. Par conséquent, le dossier est actuellement en attente. Pour celles et ceux concernés, il convient de ne rien faire en attendant la décision du tribunal. Dès que nous aurons des informations, nous vous les communiquerons », écrit Michel May, délégué régional de la Sacem pour Mayotte et La Réunion.

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Un changement de mandataire judiciaire qui n'est pas sans alimenter les rumeurs, lesquelles rumeurs font aussi état d'un projet de rachat de la SEDM par un ancien propriétaire de Discorama. Mais au regard de la complexité du dossier, il serait surprenant qu'un investisseur s'engage dans un tel projet.

Les artistes qui ne souhaiteraient pas voir leurs droits repris par un éventuel futur acheteur du catalogue SEDM peuvent toujours se manifester auprès du mandataire pour lui signifier leur refus. Selon une artiste impliquée dans ce dossier érigé comme une priorité patrimoniale, une dizaine de musiciens aurait ainsi fait part de leur désaccord.

Si le catalogue des éditions SEDM ne trouve pas preneur, les droits d'auteur reviendraient alors automatiquement aux artistes. Une hypothèse qui demeure la plus plausible aujourd'hui.

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Etiquettes : Musique | Séga

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