Examen du projet de loi "pour le plein-emploi" : "Les Réunionnais veulent travailler"

La commission sociale de l'Assemblée nationale examine depuis lundi le projet de loi "pour le plein emploi" du Gouvernement, déjà adopté en première lecture au Sénat. La réforme du RSA comprend ainsi un " contrat d'engagement réciproque" qui fait particulièrement débat. S'il donne des droits de formation et d'accompagnement, il prévoit également une durée hebdomadaire d’activité du demandeur d’emploi d’au moins quinze heures.
Dans sa "logique de dominants/dominés", le Gouvernement a produit un texte "malsain", a lancé le député Insoumis Jean-Hugues Ratenon. "En Outre-mer, le texte pourrait affecter nos populations vulnérables, risquant d'aggraver l'inégalité sociale".
Le député Philippe Naillet partage le constat dressé face au ministre du Travail Olivier Dussopt. L'allocation du RSA concerne 230.000 Réunionnais, qui " ne se complaisent pas dans la précarité", a fait valoir l'élu. "Les Réunionnais veulent travailler","les gens veulent des emplois durables, ils veulent s'en sortir", a-t-il rappelé. Pour Philippe Naillet, les solutions sont à trouver dans le "paradoxe". Le chômage à La Réunion s'élève certes à 18% mais certains secteurs d'activités ne trouvent pas de main d’œuvre, à l'image de l’hôtellerie et la restauration.
Les communes de Trois Bassins et Saint-Leu ont dans ce cadre été choisies pour devenir les territoires pilotes pour la transformation de Pôle Emploi en France Travail et pour la réforme du RSA.


