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Enceinte, elle subit les coups de poings, insultes et brimades de son conjoint

Un homme de 41 ans comparaissait ce lundi pour des faits de violences sur sa conjointe et de dégradation de biens. Sa compagne, enceinte au moment des faits, a reçu une ITT de cinq jours.
Ecrit par Régis Labrousse – le mardi 27 février 2024 à 10H45

Le moins que l'on puisse dire, est que Jeremy B. ne fait pas dans la dentelle lorsqu'il est énervé après sa conjointe : coups, étranglement, injures et humiliation. Il n'hésite pas non plus à contrôler le téléphone de sa compagne et même sa tenue vestimentaire.

Le 12 novembre dernier, alors qu'une dispute éclate, il en vient aux mains en lui infligeant des gifles et en l'étranglant, la tête contre le mur. Lasse et apeurée, celle-ci finit par déposer plainte. Elle explique aux enquêteurs qu'elle a tellement peur qu'elle s'urine dessus lorsqu'ils se disputent. Les enfants de la victime dépeignent une situation infernale, confirmant coups, insultes et brimades envers leur maman. Placé en garde à vue, l'individu écope alors d'une convocation devant le tribunal pour le mois de mars prochain. Le couple décide de se séparer. 

Cette mise en garde ne lui aura visiblement pas servi de leçon. Le 20 février dernier, alors qu'ils ont repris la vie commune et toujours suite à une dispute, la violence monte d'un cran. Cette fois, il lui assène des coups de poing sous prétexte qu'elle "n'écoute pas". Il est de nouveau placé en garde à vue et cette fois, est présenté devant le tribunal en comparution immédiate.

À la barre, ce lundi, il reconnaît les faits, mais à demi-mots. On apprend également que sa compagne a perdu un bébé durant leur relation : "Les enfants disent qu'ils vivent un cauchemar et l'un d'eux dit qu'il n'ose même plus intervenir. Madame dit qu'elle a perdu un bébé sous vos coups par le passé, que vous lui dites qu'elle est vielle et moche, ça vous dit quelque chose ?", lui demande le président du tribunal. "Oui, je regrette", lâche-t-il enfin la larme à l'œil. 

"En novembre, il y a eu des coups et des dégradations. Il la violente, l'insulte et la rabaisse devant les enfants", fustige le parquet à son encontre. "Elle a un état de stress aigu et souhaite être protégée par un dispositif anti-rapprochement, elle est terrorisée. Elle a peur qu'il la tue", conclut la magistrate qui requiert une peine de 12 mois de prison avec sursis probatoire, le prévenu n'ayant pas d'antécédent judiciaire.

"Ce sont des faits malheureusement d'une banalité déconcertante tant on en voit passer devant ce tribunal", répond la défense. "Ces deux personnes ont une forte personnalité et ça ne matche pas. Il a d'énormes difficultés à s'exprimer devant vous, mais également dans sa vie privée. Il doit apprendre à gérer sa colère", plaide la robe noire. 

Considérant les faits d'une particulière gravité, le tribunal déclare le prévenu coupable et le condamne à la peine de 15 mois de prison avec sursis probatoire. Il lui est fait interdiction de contact et de se rendre au domicile de la victime. 

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