Emmanuel Séraphin : “Jacques Tillier persiste dans sa vendetta politique”

Bonne nouvelle pour les saint-paulois, les impôts n’augmenteront pas cette année. “Nous appliquerons les mêmes taux qu’en 2023. C’est un engagement envers nos administrés. Ils n’ont d’ailleurs pas bougé depuis 2020. Malgré cela, ce sont presque 54 millions d’euros qui vont être investis sur les sept bassins de vie”, explique le maire, Emmanuel Séraphin. L’occasion pour la conseillère d’opposition Audrey Fontaine de rappeler que “vous répétez sans cesse qu’ils n’augmentent pas, mais on n'entend jamais parler de baisse. Voilà pourquoi nous nous abstenons sur ce sujet”. Une attaque qui ne semble pas déstabiliser le maire. “Pendant six ans, lorsque nous étions dans l’opposition, nous avons toujours voté contre les augmentations que vous avez mises en place. C’est donc un peu ironique de vous entendre parler de baisse d’impôts aujourd’hui”, rétorque ce dernier.
“Vous avez l’art et la manière de nous humilier”
Si l’affaire est adoptée sans les voix de l’opposition, cette altercation n’est en réalité que l’une des nombreuses passes d’armes qui vont se dérouler tout au long du conseil municipal. Cela commence d’ailleurs dès le début de la séance avec Patricia Hoarau qui demande à ce que “l’on rectifie le procès-verbal du conseil du 29 février. J’ai dit que les journées du droit organisées étaient très bien, mais que nous n’avions eu le droit d’accéder à la revue municipale pour votre bilan de mi-mandat”, s’agace l’élue.
La non-publication de la tribune réservée à l’opposition n’est toujours pas digérée. “Quel est le coût de fabrication de ce fascicule ? Et nous avons les preuves que nous avons envoyé le courrier le 7 décembre”, soutien Mélissa Palama-Centon. “Ce document a été fait en interne par le service communication. Si le trouvez bien, ce sont eux qu’il faut remercier”, rétorque le maire. D’ailleurs, l’édile aussi n’en démord pas, les services communaux n’ont pas reçu de réponse dans les temps impartis. “Il y a un code des collectivités et l’opposition a des droits. Nous allons donc saisir le tribunal administratif pour réclamer justice”, ajoute Audrey Fontaine. “Un juge tranchera, mais dire qu’on vous censure est faux. Nous vous transmettons ce que nous avons. Nous avons même été jusqu’à créer une conversation WhatsApp avec vous pendant Belal pour vous faire remonter les informations”, répond encore une fois le maire.
Une mise à jour du tableau des emplois communaux a donné la possibilité à Audrey Fontaine de tacler la majorité : “Vous avez l’art et la manière de nous humilier. Mais je suis heureuse de voir que nous avons été écoutés sur les souffrances du personnel des cimetières”. Après que Sébastien Guyon a bien précisé que des renforts avaient été envoyés et du nouveau matériel fourni, “alors que vous n’avez rien fait pendant que vous étiez au pouvoir”, le maire en a profité pour rajouter une couche. “Dommage qu’il a fallu attendre que vous soyez dans l’opposition pour en rendre compte”, rétorque Emmanuel Séraphin.
Emmanuel Séraphin dit stop au “harcèlement médiatique et au colonialisme d’un autre âge”
L’édition de samedi dernier du Journal de l’île n’a visiblement pas apaisé les esprits à l’hôtel de ville. Ainsi, le maire a pris le temps de dénoncer une fois de plus des “éditos pleins de mensonges” du patron du JiR. “Jacques Tillier persiste dans sa vendetta politique, motivé par la haine et ses propres ambitions politiques. Il sacrifie la vie de personnes sans vie publique. Certains des nommés samedi dernier ont pris contact avec la mairie et veulent aussi porter plainte”, assure Emmanuel Séraphin, qui demande au conseil municipal la protection fonctionnelle. Le premier magistrat de la ville confirme également que les agents nommés seront soutenus par la ville.
“Nous engagerons une procédure en justice pour diffusion de fausses informations, violation du RGPD et incitation à la violence contre des élus. C’est un éditorialiste et un chef d’une entreprise en faillite. Je le dis et je le répète : je n’ai pas peur de Jacques Tillier. Il faut que ce harcèlement médiatique et ce colonialisme d’un autre temps cessent”, conclut le maire.


