Emmanuel Macron exprime sa solidarité avec les Réunionnais à l’approche de Garance

Une importante délégation représentant le monde agricole de La Réunion a été reçue en fin de matinée à l’Élysée. L’occasion pour le président de la République d’exprimer en préambule de son discours sa solidarité avec les Réunionnais, à l’approche du cyclone Garance, avec toutes les conséquences négatives à prévoir pour l’agriculture locale.
Le président a rappelé un de ses objectifs principaux qui est de simplifier la vie de nos agriculteurs pour pouvoir défendre leurs revenus. Il veut faire reconnaître, notamment à Bruxelles, l’importance stratégique de notre agriculture et de notre capacité à exporter, en faisant de l’alimentation une arme stratégique dans une économie de plus en plus mondialisée.
Le président de la République est revenu sur les engagements qu’il avait pris précédemment vis-à-vis plus spécifiquement des agriculteurs des Outre-mer. Il a rappelé que l’autonomie alimentaire restait un axe majeur de sa politique agricole. « Six ans après, les résultats sont là, a-t-il déclaré. C’est la seule stratégie qui permet d’assurer le plein emploi, de lutter contre la vie chère. »
Et cela passe par une plus grande diversification. « Produire des bananes ou du sucre, c’est bien. Mais il ne faut pas que dans le même temps on importe tout ce qu’on mange », a insisté le chef de l’État. D’où son étonnement de constater que l’enveloppe mise à disposition des agriculteurs par l’État ne soit pas complètement consommée. La faute, selon lui, à trop d’économie informelle.
Il est nécessaire pour lui d’inciter les agriculteurs à s’officialiser, à entrer dans les circuits officiels, car, dit-il, « le jour où il y a un cyclone, ça peut faire très mal ». Il faut, selon lui, arriver à structurer cette diversification. Il n’est pas normal que « 70 % de l’alimentation des Ultramarins vienne d’Europe », même s’il note déjà de bons résultats, notamment à La Réunion.
Mais il faut aller plus loin et davantage travailler avec la région et les sous-régions dans le but d’atteindre une plus grande intégration régionale, tout en imposant des clauses miroirs pour lutter contre la concurrence déloyale. Enfin, le dernier axe doit être celui de l’innovation, de la modernisation et de la recherche, ce qui lui a permis de féliciter entre autres le CIRAD et l’INRA pour leur travail.
En conclusion, le président de la République est revenu sur le drame de Mayotte. L’archipel est dévasté. On estime d’ores et déjà les dégâts à 3 milliards d’euros et les pertes d’exploitation des agriculteurs à 300 millions. Il a promis aux Mahorais que l’État serait à leurs côtés. L’objectif, pour lui, est « de reconstruire Mayotte en mieux ».


