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Ce qu’il faut retenir de l'intervention d’Emmanuel Macron

Ecrit par N.P. – le mercredi 14 mai 2025 à 02H18

Ce mardi 13 mai, Emmanuel Macron a participé à l'émission "Les défis de la France" sur TF1. Il a débattu avec des interlocuteurs sur des sujets variés et a répondu aux questions des invités. Le point sur ses déclarations.

L'intervention du Président, longue de trois heures, était très attendue. Emmanuel Macron a voulu présenter son plan de bataille et rappeler ses positions sur les sujets polémqiues dans un climat social et politique tendu. Retour sur les principales annonces et prises de position du chef de l’État.

Appel à la paix en Ukraine

À deux jours des pourparlers russo-ukrainiens en Turquie, Emmanuel Macron a réaffirmé la volonté de la France de « prendre des sanctions » si Moscou « confirme le non-respect » du cessez-le-feu. Il a évoqué des « sanctions secondaires » visant les services financiers ou les revendeurs d'hydrocarbures.

« On doit aider l'Ukraine à se défendre, mais on ne veut pas déclencher un troisième conflit mondial », a-t-il précisé. Le Président a ajouté : « Notre volonté, c'est de prendre à nouveau des sanctions, de les prendre dans les prochains jours en liaison étroite avec les Etats-Unis. » Selon lui, un cessez-le-feu permettrait d’aborder « la situation humanitaire » ainsi que « des questions territoriales ».

Un cessez-le-feu « immédiat » à Gaza

Toujours sur le front international, Emmanuel Macron a réitéré son appel à un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Il s'est déclaré opposé à l’offensive israélienne à Rafah. « La sécurité d’Israël ne peut pas se construire sur les souffrances des civils palestiniens », a-t-il affirmé.

Le président a insisté sur la nécessité de rouvrir les négociations pour trouver une solution politique durable. Il a également confirmé l’envoi d’une aide humanitaire supplémentaire pour les populations de Gaza.

Vers un référendum sur la fin de vie

Le Président a confirmé sa volonté de faire adopter d'ici à la fin de l’été la loi sur l’aide à mourir, actuellement en débat à l’Assemblée nationale. Mais il n’exclut pas d’organiser un référendum si les discussions parlementaires venaient à se bloquer. « Il y a d'abord un temps parlementaire, mais si on voyait un enlisement, l'impossibilité d'aller au bout, le référendum peut être une voie pour débloquer et aux Français et aux Françaises de se prononcer », a précisé Emmanuel Macron.

Le projet de loi, qui prévoit un accès encadré à une aide à mourir sous conditions strictes, divise les élus. Le chef de l'État veut toutefois croire en une adoption par le Parlement sans passer par les urnes.

Pas de référendum sur la réforme des retraites

Interrogé sur la possibilité d’un référendum pour abroger la réforme des retraites, Emmanuel Macron a été clair : il n’en est pas question. « Cette réforme, on ne l'a pas faite de gaîté de cœur, on l'a faite pour sauver notre système par répartition auquel je suis attaché. Elle permettra de dégager environ 17 milliards d'euros d'ici à 2028 et on réinvestit un tiers dans les dépenses sociales », a-t-il justifié.

Le président a aussi rappelé qu'un « conclave a été lancé par le Premier ministre, il faut aller au bout de cette discussion. »

Sécurité et prisons

Face au maire de Béziers, Robert Ménard, Emmanuel Macron a défendu plusieurs mesures sécuritaires. Il a annoncé vouloir une loi permettant aux polices municipales, « sous l'autorité du procureur », de procéder à des saisines, constater des flagrances ou encore délivrer des amendes forfaitaires délictuelles, comme peut le faire la police nationale. L’objectif : offrir cette possibilité « aux maires qui le souhaitent ».

Le président s’est aussi dit favorable à ce que les détenus participent aux frais liés à leur détention, Enfin, il a évoqué la possibilité de louer, « si besoin était », des places de prison à l’étranger.

Etiquettes : Emmanuel Macron

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