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Droits des enfants : Les acteurs du terrain inquiets

Alors qu'une pétition demandant le maintien du poste de Défenseur des enfants prend de l'ampleur sur Internet, la Ligue des Droits de l'Homme de La Réunion réagit face à ce qu'elle considère comme une menace majeure pour les droits des enfants.
Ecrit par zinfos974 – le mercredi 30 septembre 2009 à 07H39

Alors que les associations se préparent à célébrer, le 20 novembre prochain, les vingt ans de la Convention internationale des droits des enfants, la polémique enfle autour de la suppression du poste de Défenseur des enfants, souhaitée par le gouvernement.

A la place, un "Défenseur des droits". Il aura alors la responsabilité de plusieurs branches qui évoluaient jusqu'à présent de façon indépendante : le médiateur de la République, la commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), la commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et l'actuel Défenseur des enfants.

Les associations sont rapidement montées au créneau pour dénoncer en premier lieu, la méthode. "La proposition ne s'est pas faite dans le cadre du dialogue républicain. La défenseure (Dominique Versini) n'a pas été entendue ni consultée" regrette Christophe Pomez, le président de la Ligue des Droits de l'Homme de La Réunion. 

Ensuite, elles voient dans ce bouleversement une menace dans la qualité de gestion des affaires. "Pour nous, ce n'est pas un "non" de principe. Nous nous demandons simplement pourquoi agir ainsi alors que chaque domaine a des spécificités. On ne nous donne pas de garanties sur le fait que le droit des enfants sera correctement défendu" explique le président local, Christophe Pomez.

Depuis plusieurs jours, une pétition demandant le maintien du Défenseur des enfants, aujourd'hui occupé par Dominique Versini, parcourt la toile. Lundi soir, les 23 organisations et mouvements pédagogiques à l'initiative de l'action, avaient comptabilisé plus de 23.800 signatures.

"Quoi qu'on pense de cette autorité, on a beaucoup travaillé avec elle et mis en place des actions comme l'accès aux soins des mineurs de Mayotte", explique Christophe Pomez qui travaille actuellement, en collaboration avec la fondation Abbé Pierre, sur l'impact du mal logement sur les enfants.

Voilà un anniversaire bien mouvementé. Les association espèrent passer le cap des 20 ans sereinement et permettre encore à des milliers d'enfants de s'adresser à l'institution qui a aidé près de 20 000 enfants depuis sa création.

 

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