Deux questions sur F Mitterrand et la presse réunionnaise
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La première de ces deux questions est d’une extrême banalité : quelle personne, ayant en sa possession le courrier du Ministre de la Culture ou une copie, a pris la décision de l’adresser à un titre de la presse locale ?
Nous sommes là dans un cercle très restreint : les deux accusés, leur famille, leurs avocats, l’avocat de la partie civile, le juge d’instruction, le procureur, les juges ayant rendu la décision en première instance et le greffier. Qui s’est souvenu de l’existence de ce document et a décidé de l’exploiter ?
La deuxième question est tout aussi simple que la première : dans quel but, pour quel intérêts a-t-on décidé la divulgation de ce document ? Est-ce pour peser sur le cours de l’affaire lors de son examen en appel ? Est-ce, pourquoi pas, par machination politique ? Toutes les hypothèses sont possibles.
Il faut noter une chose : d’habitude la presse locale est fière de sortir un scoop notamment lorsque celui-ci est repris dans la presse nationale ou internationale.Le titre qui a fait sa "Une" sur cette affaire n’a pas cherché jusqu’ici à en tirer gloire. On a même le sentiment qu’il est un peu gêné aux entournures.
Pierre Boiteau


