Des indépendantistes ultramarins créent le "Front international de libération des colonies françaises"

Un an après leur premier congrès, des leaders de mouvements Indépendantistes des territoires d’outre-mer et de Corse ont formé ce jeudi en Azerbaïdjan un « Front international de libération des colonies françaises » avec le soutien du centre de réflexion intitulé « Groupe d`Initiative de Bakou ». Leurs participants ont d’abord commenté l’actualité que traverse la Nouvelle-Calédonie avant d’annoncer une mesure opérationnelle très prochainement.
Le Groupe d'Initiative de Bakou a annoncé la mise à disposition d’une « bourse d’étude aux jeunes qui habitent dans ces territoires qui se trouvent sous la domination coloniale de la France afin qu’ils puissent faire leurs études dans les universités d’Azerbaïdjan ». Les jeunes pourront même en profiter à partir de cette année scolaire, a promis Abbas Abbasov, le directeur exécutif du Groupe d'Initiative de Bakou.
La France n’est pas le seul pays concerné par la tentative de séduction de l’Azerbaïdjan vis-à-vis des mouvements indépendantistes. Trois mouvements indépendantistes issus des anciennes colonies néerlandaises ont déjà sollicité la coopération du Groupe d'Initiative de Bakou, a fait savoir l’organisation. Certains de leurs leaders, venus des îles Saint-Martin et de l’île de Bonaire étaient ainsi présents à l’ouverture du congrès ce mercredi.

La participation de délégations d’ultramarins à ce congrès suscite des critiques de la part de Patrick Karam, vice-président du conseil régional d'Île-de-France et originaire de Guadeloupe.
« Le militant ultramarin que j'ai toujours été a honte aujourd'hui. J'ai honte pour ces marginaux issus de nos outre-mer qui sont partis s'humilier et nous humilier à Bakou. Ils trahissent nos populations qui révèrent la liberté par dessus tout, en s'alliant à une dictature prédatrice, reconnue comme l'une des plus féroces au monde. Ils méprisent leur histoire, l'esclavage pour certains, la colonisation pour d’autres, en servant de marche-pied à un pays qui a commis un crime contre l’humanité et une épuration ethnique contre les Arméniens dans le Karabakh. Ils sont larbins d'un régime qui opprime et spolie sans vergogne sa propre population », a affirmé Patrick Karam sur ses réseaux sociaux.
Ratenon s'éclipse
Ce jeudi, dans la salle des pas perdus de l’Assemblée nationale cette fois, des députés d'Outre-mer dont un réunionnais, Frédéric Maillot, ont été interrogés sur l'éventualité d'être mieux entendus désormais grâce à la nouvelle recomposition de l'hémicycle. Présent au début, Jean-Hugues Ratenon a préféré s'éclipser dès que le mot anti-colonialiste a été prononcé par son collègue Frédéric Maillot. Une séquence diffusée par le média social assurant la promotion du Groupe d'Initiative de Bakou.
Front de Solidarité des Députés contre le colonialisme français à l'Assemblée Nationale de la France, 18.07.2024. pic.twitter.com/NA15zH0RYW
— Baku Initiative Group (@bakuinitiative) July 19, 2024


