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​Des distributeurs de protections hygiéniques bientôt dans tous les lycées

Des distributeurs de protections hygiéniques ont été présentés ce matin au lycée Isnelle Amelin de Sainte-Marie. A terme, l’ensemble des établissements du second degré de l’île en seront dotés.

Ecrit par SF – le lundi 06 mars 2023 à 09H47

L’engagement de la Région Réunion avait été pris : lutter contre la précarité menstruelle et rendre gratuit l’accès aux protections hygiéniques. Pour ce faire, des distributeurs de protections hygiéniques ont été installés depuis la rentrée au lycée dans plusieurs établissements de l’île. Une présentation du dispositif a été faite ce lundi matin au lycée Isnelle Amelin de Sainte-Marie, à l’occasion de la semaine de l’égalité femmes-hommes, comme à clin d’oeil à celle qui a laissé son nom à l’établissement pour avoir œuvré pour la cause des femmes à La Réunion.

Positionnés en deux points de la cour, ils ne sont pas « cachés » dans les toilettes, afin d’être vus par tous et que « les règles ne soient plus un tabou », a fait remarquer le maire de la commune, Richard Nirlo, qui a tenu à saluer la démarche.

« L’égalité entre les hommes et les femmes est indissociable de la mission de l’école », a complété la rectrice de l’académie, Chantal Manès Bonnisseau.

Aujourd’hui, ce sont 25 lycées de l’île qui sont dotés de distributeurs de protections hygiéniques. A terme, l’ensemble des lycées en disposeront. Chaque établissement, qu’il soit public ou privé, bénéficie d’une dotation de 1.600 euros à 2.700 euros s’il s’agit d’un lycée ayant un internat de la Région, pour un coût total de 200.000 euros annuel.

« Un enfant sur deux est dans la plus grande précarité, ne parlons plus de la jeune fille… Sans doute, quelques fois, elles s’absentent parce qu’il n’y a pas d’argent pour acheter les protections hygiéniques. Il est juste que, dans nos lycées, nous mettions en place un dispositif (…) c’est juste, c’est normal. Nous servons l’intérêt général. (…) Il est juste que nous nous attelions à ce travail et que les jeunes filles viennent à l’école à l’aise« , s’est félicité la présidente de Région, qui regrette que la mesure n’ait pas été mise en place plus tôt.
 

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