Des chiens errants piétinent 3.000 salades, bonnes à jeter

A 42 ans, Fabrice Robert donne de la voix sur les étales des marchés forains du Nord depuis 25 ans. Une histoire familiale en somme pour notre maraîcher installé à la Bretagne, le coin réputé dans la culture des salades.
Dans la nuit de lundi à mardi, "un ou des chiens errants assez gros" ont fini le travail qu'ils avaient commencé la veille, où ils n'avaient fait que passer. Au petit matin, la surprise fût énorme : des têtes de salades abimées, arrachées, bref invendables.
"J'ai perdu environ 3.000 pieds", estime le professionnel qui préside l'association des maraîchers du Nord. Ces deux plus proches voisins, dont l'un se trouve être son cousin, sont également touchés.
"Les chiens ont dû jouer, s'amuser avec une sorte de peau d'animal mort, de cabris peut-être, dans les cultures", d'où l'importance des dégâts constatés.
Message pour éveiller les consciences
3.000 "têtes", c'est aussi une valeur marchande de 80cts sur le marché, comme aujourd'hui mercredi où il occupe son emplacement habituel au Chaudron.
Le maraîcher, qui ne vit pas, comme nombre d'agriculteurs, sur sa plantation de 1,5ha, reconnaît disposer de grillages sommaires, mais les chiens peuvent s'y engouffrer sans souci. Alerter les médias c'est aussi adresser un message aux propriétaires de chiens et plus largement à la communauté de communes du Nord (la Cinor) en charge de la prévention sur les risques liés à la divagation des animaux.
Pour la perte, notre maraîcher, également vice-président à la CGPER, sait se faire entendre. Ayant reçu la visite du président de la Chambre d'agriculture, Jean-Yves Minatchy, Fabrice Robert espère "constituer un dossier d'indemnisation", en espérant que les visiteurs de nuit n'aient pas pris de mauvaises habitudes.



