Démission de Lecornu : les réactions à La Réunion

Quelques heures après avoir dévoilé la composition de son gouvernement, Sébastien Lecornu a démissionné fasse au tollé de la classe politique. Les formations locales réagissent à ce nouveau retournement de situation.
Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre il y a 27 jours. Il a présenté dimanche soir son gouvernement qui a été vivement critiqué par les leaders politiques de tous bords. Face à cette levée de bouclier, le locataire de Matignon a décidé de baisser les armes.
Cette démission de Sébastien Lecornu donne du grain à moudre aux opposants d'Emmanuel Macron qui réclament pour la plupart de nouvelles élections : des législatives ou une présidentielle anticipées. Les formations politiques locales donnent aussi leur avis sur la situation.
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Le PLR, parti d'Huguette Bello, lance : « Avec la démission de Sébastien Lecornu et face à l’instabilité et à l’irresponsabilité dont fait preuve Emmanuel Macron, il est temps que le président prenne ses responsabilités et tire les conséquences de son échec. Son attitude ne fait qu’aggraver les tensions et alimenter la crise que traverse le pays. Le président doit partir. »
Le RN, à travers Jean-Jacques Morel, demande à nouveau la dissolution, comme les leaders nationaux du parti d'extrême droite : "On était dans la crise politique. On passe dans la crise de régime. C'est-à-dire que pour la première fois, sous la Ve République, on arrive à un blocage des institutions. La dissolution, le retour au peuple me paraît inévitable."
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Jean-Hugues Ratenon, député LFI, donne lui deux options à Emmanuel Macron : "Si le Président refuse de démissionner, il doit absolument dissoudre l’Assemblée nationale. Il doit s’engager publiquement : en cas d’absence de majorité claire à l’issue de nouvelles élections législatives, il devra démissionner."
En plus du départ du Président, Perceval Gaillard, aussi député LFI, propose "l'élection d'une Assemblée Constituante, composée de personnes qui n'ont jamais été élues, chargée de rédiger une nouvelle Constitution adaptée à la réalité politique contemporaine et au 21ème siècle."
Pour la sénatrice Audry Bélim, Emmanuel Macron "a perdu toutes les dernières élections, et pourtant, il s’obstine à gouverner au travers de ses premiers ministres plus macronistes les uns après les autres". Affirmant qu'un "changement politique radical est plus que jamais vital", elle estime que le président "doit maintenant sortir du déni pour enfin nommer un Premier ministre de gauche, sur le base d'un programme budgétaire tel que proposé par le Parti socialiste, contre-budget que les Françaises et les Français approuvent très largement et quelles que soient leurs sensibilités".
Interrogé, Stéphane Fouassin évoque l’entrée dans une “période d'incertitude la plus totale”. À ses yeux, une nouvelle dissolution n’apporterait pas de “nouvelle majorité” et une démission du président créerait un fâcheux précédent dangereux pour nos institutions. En se disant “déçu” par le gouvernement qui avait été nommé ce dimanche, il appelle le président de la République à “trouver et nommer quelqu’un qui fasse consensus” pour tenter de sortir de l’ornière politique dans lequel se trouve le pays.
De son côté, Maurice Gironcel du PCR, appelle à des mesures concrètes : "Face à cette impasse, le Parti Communiste Réunionnais réaffirme l’urgence d’un véritable projet Réunionnais. Ce projet doit s’inscrire dans une vision à long terme, fondée sur la dignité, la justice sociale et le développement durable et solidaire de notre île."


