Dégradations et outrage : Une nouvelle bataille contre les nids-de-poule perdue pour Claude

Le tempérament sanguin de Claude lui a à nouveau été préjudiciable. L'homme de 69 ans est très rapidement monté dans les tours face à la présidente du tribunal correctionnel de Saint-Pierre.[ L'homme, passionné de voiture, en guerre contre les chaussées déformées de l'île s'en est pris aux murs de la gendarmerie et du stade municipal de St-Joseph le 28 août 2019 dans un accès de colère.]urlblank:https://www.zinfos974.com/St-Joseph-Son-combat-contre-les-nids-de-poule-le-mene-jusqu-au-tribunal_a156128.html "Allez en enfer ces mafieux, représentants du désordre", "tous pourris"...Claude a été rapidement identifié, confondu par une expertise graphologique grâce aux lettres envoyées auparavant au maire et au préfet. Lors de son placement en garde à vue, il a reconnu les faits.
Face à la juge ce mardi, il n'a pas su se retenir et a dépassé les limites. Venu sans avocat pour le conseiller, Claude avait préparé un long argumentaire qu'il n'a pas pu développer, remis à sa place par la présidente du tribunal. Dès les premières minutes, le retraité s'est emporté en entendant que la mairie de St-Joseph et le sous-préfet de l’arrondissement de St-Pierre étaient présentés comme les victimes. "Ce sont eux les coupables", a lancé Claude qui en avait gros sur le coeur contre "une justice à deux vitesses". Coupant sans cesse la parole à la présidente du tribunal, Claude a finalement été expulsé de la salle d’audience.
"Nous pouvons entendre les voix de la révolte. Il y a des choses dans notre société qui ne vont pas", a reconnu le ministère public. Mais pour le parquet, dans le cas de Claude, il s’agit davantage "d’un mal-être absolu sans justification". "La société est telle qu’elle est avec ses routes. Beaucoup d’efforts ont été faits. L’argent ne vient pas de nulle part", a rappelé la vice-procureur. 6 mois de prison ferme aménageables ont été requis à l’encontre du sexagénaire, inéligible au sursis simple, déjà condamné pour des faits de violences.
En son absence, Claude a finalement écopé de 400 euros d’amende et devra également verser un euro symbolique à la mairie de St-Joseph, constituée partie civile.


