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De petites flammes et une lueur d’espoir pour les victimes de violences intrafamiliales

Ils étaient 500 selon la police, un peu plus selon l’organisation, à défiler entre le jardin de l’Etat et le Barachois, pour sensibiliser et mobiliser la population contre les violences intrafamiliales. C’est à la lueur de flambeaux et de bougies qu’ils ont mis à nouveau en lumière ce fait de société, quotidien.

Ecrit par Jismy Ramoudou – le dimanche 29 novembre 2009 à 07H37

Les violences intrafamiliales en général, et les violences conjugales en particulier, continuent à faire la Une des faits-divers. La liste des femmes tuées par leur conjoint et aussi par le silence complice et coupable de l’environnement familial, ne cesse de s’allonger.

François est venu de Saint-André. Il est venu dire sa souffrance et son désespoir devant l’impuissance de la société face à ce phénomène. Sa sœur a été assassinée au mois de janvier par son concubin violent. Avec pudeur et dignité, il s’est fondu dans ce cortège de femmes vêtues de blanc.

Dans leur intervention successive, Thérèse Baillif de l’UDAF, Huguette Bello de l’UFR (Union des femmes de La Réunion) et Catherine Gaud, médecin et conseillère régionale, ont mis un exergue une situation de plus en plus dramatique.

La non application des textes de loi explique aussi ces statistiques effrayantes. “En France métropolitaine, tous les trois jours, une femme meurt victime de violences intrafamiliales”. Le poème lu par Monique Orphée, première adjointe au maire de Saint-Denis, a révélé combien, c’est difficile pour une femme de quitter son conjoint brutal et agressif.

Les causes, multiples et souvent latents (les non dits, le silence, l’environnement familial, la tradition ou la religion), ont été dénoncés, parfois de manière maladroite, tout le long du parcours de la Marche blanche.

Derrière la banderole portée deux femmes et un homme, les flambeaux et les bougies ont éclairé les pas de cette société qui cherche à sortir de l’enfer des violences intrafamiliales. Cette Marche blanche, c’est d’abord une flamme, une petite lumière, une lueur d’espoir…

 

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