Cyclone Belal : Couvre-feu instauré, le directeur de la météo démissionné par le premier ministre

Un amas de voitures encastrées les unes dans les autres, prises au milieu d'un fleuve qui semble traverser la rue. Et debout sur l'un des véhicules, un homme équipé d'un marteau brise la lunette arrière d'une voiture noire : il tente d'aider une personne prisonnière à l'intérieur à s'extraire avant que les flots ne l'emportent.
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— Irfaan M 🇲🇺 🚴♀️(A Leadout) (mufcfaan) (@mufcfaan) January 15, 2024
Mais la voiture finit par disparaître doucement du champ de la caméra en raison du courant, sans que l'homme ne parvienne à s'évader de sa prison de tôles. Et sans qu'on sache s'il a survécu.
La vidéo, une parmi tant d'autres, révèle la détresse d'une population mauricienne submergée par les eaux du cyclone tropical Belal ce lundi, alors que les autorités du pays avaient seulement décrété la fermeture des écoles.
Des milliers de personnes ont dû se rendre au travail et se sont retrouvées piégées par les eaux. De nombreuses images montrent ce lundi des véhicules engloutis par le crues en plein Port-Louis ou Quatre-Bornes, voire celles de personnes luttant contre le courant pour traverser une rue ou simplement se mettre à l'abri.
Mais même si aucun bilan n'a pour l'heure été communiqué par le gouvernement, le souvenir des inondations meurtrières du Caudan en mars 2013 a rejailli à la surface de la mémoire collective. Une vidéo montrant le corps d'un homme emporté par les flots sur l'autoroute a circulé sur les réseaux, tandis qu'une autre dévoilait le cadavre d'un homme allongé près d'un terre-plein central à Pailles, probablement la même personne.
Selon le journal Le Mauricien, la police indique qu'il s'agit d'une victime d'un accident de la route, sans donner plus de précisions. Dans une allocuation à la télévision publique en fin d'après-midi, le premie ministrer Pravind Jugnauth a cependant rendu hommage à la victime et à sa famille, accréditant l'hypothèse que l'homme avait bien été victime de la montée des eaux.
Pravind Jugnauth a aussi annoncé la démission du directeur de la station météorologique du pays, estimant que c'est son analyse de la situation qui avait conduit à une mauvaise prise de décision du gouvernement.
Un couvre-feu a par ailleurs été instauré de lundi soir 22 heures à mardi midi.


