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Covid : « On doit hospitaliser en réanimation entre 20 et 30 Réunionnais par semaine »

Depuis plusieurs semaines la situation épidémique à la Réunion se stabilise à un plateau haut autour de 135 cas pour 100.000 habitants.  Mais l’indicateur demeure élevé chez les jeunes. « Notre situation est l’une des plus dégradées de France », reconnait à ce titre le préfet Jacques Billant. Ceci s’explique par plusieurs facteurs, à commencer la couverture vaccinale […]

Ecrit par zinfos974 – le mercredi 09 juin 2021 à 18H24

Depuis plusieurs semaines la situation épidémique à la Réunion se stabilise à un plateau haut autour de 135 cas pour 100.000 habitants. 

Mais l’indicateur demeure élevé chez les jeunes. « Notre situation est l’une des plus dégradées de France », reconnait à ce titre le préfet Jacques Billant. Ceci s’explique par plusieurs facteurs, à commencer la couverture vaccinale qui est faible. 22% des Réunionnais ont reçu une dose, contre 44% en métropole. 

« Nous avons beaucoup plus de difficultés à faire baisser le nombre de cas. Nous pouvons considérer que la situation est contrastée », juge le préfet, globalement.

« Je suis obligée de vous dire que d’autres indicateurs traduisent une situation préoccupante et insatisfaisante », affirme Martine Ladoucette. 

Ces indicateurs concernent une progression du virus chez les plus jeunes (-45 ans). Cela se traduit qu’à La Réunion, une personne contaminée peut en contaminer une autre, ce qui n’est plus le cas en métropole. Un quart des personnes à risque sont devenues contaminées à leur tour. 

Aussi, le contact tracing est moins performant car le variant sud africain est plus contagieux mais aussi parce que beaucoup de personnes ne respectent plus leur isolement. 

Les renforts nationaux s’amenuisent

Autre sujet d’inquiétude, l’occupation des lits de médecine et de réanimation. « On observe depuis une petite semaine une petite détente sur les lits de médecine mais rien sur les lits de réanimation. En moyenne, on doit hospitaliser en réanimation entre 20 et 30 Réunionnais par semaine, soit plus 30 lits occupés. Nous ne pouvons faire face à la situation qu’en augmentant des lits de réa et cela se fait par le travail soutenu du personnel hospitalier disponible mais aussi du renfort au niveau national. Depuis quelque temps, pour ces derniers, nous constatons moins de renforts que nos demandes, d’où une situation difficile et aléatoire de ce point de vue », alerte Martine Ladoucette. 

Au vu de ce contexte, les hôpitaux continuent à différer les interventions chirurgicales ou les séjours hospitaliers pour les patients réunionnais. 

La Réunion déplore 65 décès en 5 semaines dont un sur deux avait moins de 65 ans. “On ne peut pas se satisfaire de cette situation ni en banaliser ses effets”, conclut la directrice de l’ARS. 

 

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