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Correctionnelle Sud: Le boutiquier de Cilaos vendait des saucisses gâtées: Interdiction d’exercer!

Ecrit par zinfos974 – le vendredi 10 juillet 2015 à 12H01

Olivier Joseph Dijoux est boutiquier de proximité au lieu-dit L’Ilet, à Cilaos. Sa fonction consiste donc à vendre des marchandises dites de première nécessité : huile, allumettes, sel, eau en bouteille, bougies, essence Pompéia, médailles pieuses…

Prenant ses fonctions comme une mission de service public, M. Dijoux est allé bien au-delà et un jour maudit de juin 2014 (maudit par lui), voilà qu’un contrôle de la Direction de l’alimentation lui tombe sur le rab’. Sans crier gare, ce qui est la coutume et se comprend.

Dans la boutique, les contrôleurs trouvent de la morue séchée installée sur une poubelle pleine à ras bord de détritus divers et malodorants. Dans un frigo, il y a des saucisses couvertes de moisissures diverses et variées. Bien exposées sur les étagères afin que nul n’en ignore, plusieurs bouteilles de vin, bourbognac, et autres rhum charrette, ce qui est sa définition à lui de la première nécessité, alors qu’il n’a pas licence pour vendre de l’alcool.

Dans un coin, loin de toute aération, au fond de cartons humides, des légumes variés et avariés. Bref, une conception de l’hygiène surprenante qui tend à dire que pour ce commerçant,… ça n’est pas une nécessité première. Si jusqu’ici aucune intoxication n’a été connue, c’est soit que les malades ne se sont pas fait connaître, soit que Notre-Dame-des-Neiges est vraiment très bienveillante pour les pêcheurs qui ne pensent pas à mal.

Car le seul système de défense trouvé par l’indélicat personnage est qu’il ne savait pas que c’était interdit de vendre de la marchandise pourrie !

"Mi sava déménager in d’ces quat’ !"

Mais sa persévérance dans le délit s’inscrit en faux contre ses assertions. Car malgré toutes ses promesses, il n’a rien fait pour changer cet état de fait et plusieurs contrôles successifs prouveront que la seule qualité de bonhomme est la persévérance… dans la vente de produits très peu hygiéniques.

Pour sa défense, il prétend "que mi sava déménager in d’ces quatre !" Mais il y a des lustres qu’il le répète et qu’il est toujours là.

La substitut Tanguy s’est demandée si cet apprenti empoisonneur attendait un ou plusieurs cas d’intoxication pour procéder à des remises en ordre dans son taudis alimentaire ?

Deux mois de prison, affichage de la condamnation aux portes de sa petite-boutique-des-horreurs et interdiction de gérer quelque commerce d’alimentation que ce soit.

Ne reste plus aux contrôleurs qu’à s’assurer que les injonctions ont été suivies ou si le chargeur d’l’eau continue de faire comm’ si lu comprend pas. On prend un pari là-dessus ?

 

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