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Contrats aidés en baisse : l’État met en avant un effort financier en hausse pour les communes réunionnaises

Ecrit par P.M. – le jeudi 7 mai 2026 à 09H28
Photo d'illustration (Photo : Alexandre Robert)

Alors que les élus, collectivités et syndicats dénoncent la réduction du nombre de contrats aidés, la préfecture souligne de son côté un niveau de dotation par habitant supérieur à la moyenne nationale, dans le cadre de la DGF (dotation globale de fonctionnement), en augmentation cette année pour la quasi-totalité des communes.

Dans un contexte de mobilisation des élus locaux, maires en tête, face à la baisse annoncée des contrats aidés, l’État souligne, lui, le maintien, et même le renforcement de son soutien financier aux collectivités réunionnaises.

Lire aussi : Contrats aidés en baisse : un "séisme social", les élus appellent à manifester le 20 mai

Dans un communiqué, la préfecture met en avant un autre levier : la dotation globale de fonctionnement (DGF), présentée comme un outil central d’accompagnement des collectivités. Elle présente dans un tableau les perspectives de répartition de la DGF pour l'année 2026. 

Un effort de solidarité supérieur à la moyenne nationale

Si l’enveloppe nationale de la DGF est stabilisée à 27,4 milliards d’euros en 2026, l’État met en avant un effort plus marqué en direction des territoires ultramarins.

À La Réunion, les communes perçoivent ainsi en moyenne 259,86 euros par habitant, contre 174,76 euros au niveau national. Un écart qui, selon la préfecture, traduit la prise en compte des spécificités du territoire, notamment en matière de charges et de besoins sociaux.

Le montant perçu chaque année par les communes, les intercommunalités et le département est fondé sur des critères de population, de richesse, de ressources et de charges, précisent les services de l'Etat. 

Dans le même temps, la dotation d’aménagement des communes d’outre-mer (DACOM) progresse de 5,1 % en 2026, confirmant un "effort de péréquation", explique la préfecture.

La dotation est en hausse, légèrement ou plus fortement, selon les communes. Elle dépasse 9% à Sainte-Marie.

La plus forte hausse à Sainte-Marie

“Les perspectives de répartition de la DGF pour l'année 2026 confirment la stabilité des ressources allouées par l'État, tout en renforçant les mécanismes de solidarité en faveur des territoires les plus fragiles”, souligne cette dernière.

Dans un tableau, la préfecture détaille le montant des dotations pour chaque commune de l'île. Seule une voit sa dotation baisser très légèrement : Cilaos, à hauteur de 1,1%, soit moins 13 729 euros.

Partout ailleurs, la dotation est en hausse. Les augmentations les plus fortes concernent Sainte-Marie (+ 9,5%, 725 423 euros), Saint-Benoît (8,8%), Saint-André (7,5%) et Sainte-Suzanne (7,4%).

Un climat de tension avec les collectivités

"Dans un contexte économique difficile, l’Etat prend pleinement en considération les défis auxquels sont confrontés les collectivités de La Réunion et réaffirme son engagement à leurs côtés", met en avant la préfecture. 

Cette communication intervient alors que la réduction du nombre de contrats aidés continue de susciter de vives réactions. Les collectivités alertent sur les conséquences concrètes de cette baisse, dans les écoles, le périscolaire ou encore pour l’entretien des espaces publics.

Si l’État met en avant un niveau de dotation par habitant supérieur à la moyenne nationale, les élus pointent de leur côté un décalage entre ces financements et les besoins opérationnels, notamment en matière de ressources humaines.

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