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"Conjugopathie" : La mère de famille finit par le poignarder à huit reprises

Une femme de Bras-Panon était jugée ce jeudi devant la cour d'appel pour avoir asséné huit coups de couteau à son compagnon devant leurs enfants lors d'une dispute sur fond d'alcool en juin 2020.
Ecrit par zinfos974 – le jeudi 24 juin 2021 à 16H39

Huit coups de couteau. L’abdomen, le thorax, les bras, les mains… C’est un miracle qu’il s’en soit sorti. Mais on n’en saura pas plus sur cette victime car il ne portera pas plainte et ne sera présent à aucun moment de l’enquête ni du procès. Pour cause : c’est le conjoint de madame. Et leur relation, contaminée par l’alcool et les drogues, est plus qu’instable.

En 2017, monsieur avait été condamné à six mois de prison pour des violences sur madame et en 2019 c’est elle qui prend neuf mois de sursis pour un coup de couteau "accidentel" lors d’une dispute. 
 
Sept mois d’abstinence plus tard, la mère de famille de 40 ans boit à nouveau, se dispute avec lui et finit par lui asséner huit coups de couteau devant leurs enfants à leur domicile à Bras-Panon.

"Vous pourriez être aux Assises, affirme le président de la cour d’appel ce jeudi. Vous morte et lui accusé, ou le contraire". La prévenue se trouve en effet à nouveau devant la justice après avoir fait appel de la décision du tribunal correctionnel de Saint-Denis en mars dernier, la condamnant à huit ans de prison pour récidive de violence. Il la questionne sur la raison de cette relation maintenue toutes ces années. "Pour les enfants", répond-elle. Les deux filles âgées de 4 et 6 ans ont assisté à la scène et sont actuellement placées en foyer. 
 
La raison de son appel : la détention qui ne lui permet pas de voir ses filles grandir. Mais l'avocat général a rappelé le contexte de "conjugopathie" (troubles liés à la relation de couple) qui a entraîné cet "acharnement" "violence extrême". Des faits qui ont eu lieu alors que la prévenue était en sursis et que le couple n'avait aucun droit d'être en contact. La cour d’appel a malgré tout décidé de maintenir la peine prononcée en première instance ; à savoir huit ans de prison. 
 

 

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