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Conflit entre un agent et le maire de Cilaos : une centaine de syndicalistes de l'UR 974 mobilisés à Saint-Pierre

Ecrit par Gaetan Dumuids – le samedi 7 février 2026 à 08H51

Une centaine de membres du syndicat interprofessionnel Union régionale 974 (UR 974) se sont rassemblés vendredi 6 février devant la sous-préfecture de Saint-Pierre. En cause : la situation d’un agent communal de Cilaos rétrogradé en 2022 et dont la décision de justice favorable tarde toujours à être appliquée par la mairie.

Selon la secrétaire générale du syndicat, Clara Derfla, l’affaire remonte à 2022, lorsque le maire de Cilaos, Jacques Técher, a pris des arrêtés ayant pour effet de rétrograder un agent communal occupant alors un poste d’encadrement au sein des services techniques. Cette décision s’est traduite par une perte d’environ 500 euros mensuels sur son régime indemnitaire.

Lire aussi : Pourquoi Jacques Técher peut cumuler un salaire et des indemnités à la Région

L’agent a saisi le tribunal administratif qui, le 1er février 2024, a annulé ces arrêtés. Juridiquement, cette annulation implique un retour à la situation antérieure : réintégration dans les fonctions initiales et remboursement des sommes perdues.

Mais, selon le syndicat, près d’un an après cette décision devenue définitive — aucun appel n’ayant été déposé — la municipalité ne s’est toujours pas exécutée. Deux courriers du tribunal administratif adressés en 2025 auraient rappelé l’obligation d’appliquer ce jugement. Faute d’exécution, la justice a finalement engagé une procédure supplémentaire pour contraindre la commune à s’y conformer.

Ils demandent l'intervention de l’État

Face à cette situation, l’UR 974 a sollicité l’intervention du sous-préfet de Saint-Pierre, Jean-Paul Normand, en tant que représentant de l’État et garant de la légalité.

Le syndicat estime qu’un élu ne peut ignorer une décision de justice devenue définitive. Lors de la rencontre organisée vendredi, le sous-préfet aurait assuré qu’il rappellerait au maire son obligation d’exécuter le jugement. Il pourrait également, en cas de persistance du blocage, enclencher des mécanismes administratifs permettant de forcer le paiement des sommes dues.

Une action judiciaire désormais envisagée

Au-delà du remboursement financier, l’UR 974 dit s’inquiéter pour la protection des agents territoriaux et dénonce ce qu’elle considère comme un précédent dangereux.

Le syndicat annonce désormais vouloir porter l’affaire sur le terrain pénal, visant personnellement le maire pour abus d’autorité. L’objectif affiché est d’obtenir l’exécution rapide du jugement et d’éviter que d’autres situations similaires ne se reproduisent.

Le dossier reste donc ouvert, avec une possible judiciarisation accrue dans les prochaines semaines.

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