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Conflit de voisinage : parfois, la justice peine à trancher

Ecrit par L.C – le mercredi 24 juin 2026 à 17H49

Pendant l'audience correctionnelle du mardi 23 juin, deux voisines s'accusent mutuellement dans une querelle démarrée il y a deux ans. L'une d'elles est poursuivie pour harcèlement.

Depuis deux ans, Yvonne et Sarah* sont en conflit. Dans une résidence de Saint-Paul, le litige qui les oppose fait grand bruit. Ce mardi 23 juin, Yvonne doit répondre de faits de harcèlement. Sa voisine relate que la retraitée s'amuse à l'invectiver, à cracher chez elle et même à lui envoyer des excréments de chats.

Sarah relate qu'un matin, son fils part pour l'école à vélo : Yvonne aurait attrapé son tuyau d'arrosage pour l'en asperger. La mère de famille continue : ses enfants n'oseraient plus habiter leur chambre à l'étage, tant les nuisances sont présentes.

La mère de famille explique que ces nuisances durent depuis son emménagement, en mars 2024. Dès le début, une vive tension semble animer Yvonne, qui souhaiterait récupérer la maison qu'occupe Sarah pour son fils. Elle brandit, comme pour appuyer ses dires, le témoignage écrit des anciens locataires, qui vivaient la même situation.

Chacun se renvoie la responsabilité

Invitée à s'exprimer à la barre, Yvonne nie ce qu'on lui reproche : pour elle, c'est Sarah qui cause des nuisances depuis son emménagement. La retraitée explique que son chien vient régulièrement dans son jardin, lâché, et vient faire ses besoins chez elle. Poursuivant son récit, elle se dit victime d'insultes de sa part.

L'avocate de Sarah parle d'un dossier "banal" mais "qui pourrit la vie de ma cliente". Elle prend pour preuve des attestations versées au dossier, témoignant du caractère d'Yvonne et des problèmes avec plusieurs résidents.

L'avocate de la défense évoque une pétition du voisinage qui concerne... la plaignante. En effet, la mère de famille aurait tendance à pousser le volume de la musique trop fort, entraînant des nuisances pour les résidents. Pragmatique, la robe noire explique que "chacun se range d'un côté ou de l'autre", rejoignant les réquisitions de la procureure.

En effet, le ministère public requiert la relaxe à l'encontre d'Yvonne. "À ce stade, on ne sait pas", cette situation aurait mérité selon la magistrate de plus amples investigations.

Le tribunal, après délibération, a décidé de relaxer Yvonne.

*Les prénoms ont été modifiés

Etiquettes : conflit | GU | Saint-Paul

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