Condamné pour avoir immolé sa femme, il clame son innocence et sera rejugé

Clamant son innocence depuis le début de cette tragédie, le Tunisien a interjeté appel de cette décision. Il comparaitra dans quelques mois devant le jury populaire de la cour d'Assises.
En mai 2018, son épouse avait succombé à de graves brûlures. A l'issue d'une énième dispute de couple, Sofienne Hajji avait expliqué que Bergerette s'était renversé de l'alcool ménager sur le corps avant d'y mettre volontairement le feu. Un désir d'enfant non exaucé était, selon l'époux rencontré sur les réseaux sociaux, à l'origine de ce geste désespéré. Bergie Baltimor qui, selon son entourage, avait beaucoup changé depuis qu'elle avait rencontré cet homme et s'était mariée en secret en Tunisie et subissait probablement des violences psychologiques et physiques depuis que son époux était venu s'installer chez elle à St-Paul.
Selon plusieurs témoins qui connaissaient bien la victime, elle s'était progressivement isolée et se refermait brutalement lorsque la famille ou les proches tentaient d'en savoir plus pour lui apporter du soutien.
Lors de l'audience devant la cour criminelle, Sofienne Hajji, 37 ans, est apparu comme un homme froid et narcissique, livrant un discours comme "appris par coeur" sur les sentiments qu'il éprouvait sur son épouse.
20 ans de réclusion avait été requis par l'avocat général ainsi qu'une interdiction définitive de territoire français, un fait suffisamment rare pour qu'il soit souligné.


