Chikungunya : Jean-Hugues Ratenon réclame une mobilisation immédiate de l’État

Le chikungunya menace à nouveau La Réunion. Jean-Hugues Ratenon interpelle le gouvernement pour éviter un scénario similaire à 2005.
Le député de la 5ᵉ circonscription, Jean-Hugues Ratenon, a adressé une lettre ouverte à Geneviève Darrieussecq, ministre de la Santé récemment démissionnaire, concernant le retour du chikungunya à La Réunion. Depuis le 23 août 2024, l'île a recensé 43 cas de cette maladie virale transmise par les moustiques, dont une dizaine détectés en une semaine seulement.
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Dans son courrier, Jean-Hugues Ratenon rappelle les sombres années 2005 et 2006, marquées par une épidémie dévastatrice. "Plus d’un tiers de la population réunionnaise, soit plus de 300.000 personnes, ont contracté le virus, entraînant des formes chroniques invalidantes et, selon les sources, entre 200 et 250 décès", écrit le député. Il souligne également les conséquences économiques et sociales désastreuses : 60 % des arrêts de travail étaient liés au chikungunya, plongeant la CGSS dans une situation financière critique.
"Le traumatisme et les pertes qu’ont subis les Réunionnais en 2005 et 2006 ne peuvent pas se reproduire", insiste-t-il, appelant à une mobilisation immédiate pour éviter un nouveau fléau.
Un appel à l’action rapide et collective
Face à la prolifération des moustiques favorisée par l’été, Jean-Hugues Ratenon réclame une stratégie renforcée et durable contre le chikungunya. Il appelle notamment à réactiver les rondes anti-vectorielles, à augmenter les dispositifs d’emplois-verts pour renforcer les actions de prévention et à organiser des opérations de démoustication à grande échelle. Il plaide également pour un meilleur accès aux tests de dépistage afin de limiter l’usage du vaccin et d’assurer une détection précoce des cas.
Dans une déclaration ferme, le député insiste sur l’urgence d’une stratégie durable. Selon lui, les efforts pour lutter contre le chikungunya ne doivent pas être ponctuels ou improvisés. "Il n’y a pas de place pour le laxisme car la vie et la santé des Réunionnais sont en jeu", avertit-il.
Pour conclure, Jean-Hugues Ratenon se dit prêt à travailler de concert avec les services compétents pour élaborer des solutions à court et long terme. Il exhorte l’État à agir rapidement pour éviter que La Réunion ne revive une crise sanitaire et économique de grande ampleur.


