Chikungunya : 40 décès désormais recensés à La Réunion

L’épidémie de chikungunya continue de circuler à bas bruit dans l’île. Si l’activité sanitaire est aujourd’hui faible, le bilan humain s’élève désormais à 40 morts depuis le début de l'année, selon Santé publique France.
Le dernier bulletin épidémiologique régional publié ce 19 septembre fait état de 54 517 cas biologiquement confirmés de chikungunya autochtones depuis le début de l’année 2025 à La Réunion. La circulation du virus s’est nettement ralentie ces dernières semaines – seulement trois cas signalés entre fin août et début septembre – et ne provoque plus de hausse notable des consultations en ville ni d’hospitalisations.
9 décès encore en cours d'investigation
Mais derrière cette accalmie se dessine un bilan lourd : quarante décès ont été attribués au chikungunya depuis janvier, neuf autres dossiers sont encore en cours d’investigation.
Les cas recensés ces dernières semaines concernent l’Ouest et le Nord de l’île. Les autorités sanitaires rappellent que le virus, transmis par le moustique tigre, peut entraîner des complications sévères, notamment chez les personnes fragiles. Santé publique France recommande de consulter rapidement en cas de fièvre, douleurs articulaires ou éruptions cutanées, afin de confirmer le diagnostic par un examen biologique.
Tous les regards se tournent vers l'Hexagone
Si l’attention se porte aujourd’hui sur la persistance d’une circulation « à bas bruit » dans l’île, les regards se tournent aussi vers l’Hexagone. Depuis le 1er mai, près d’un millier de cas importés y ont été signalés, auxquels s’ajoutent 65 épisodes de transmission autochtone, totalisant 479 cas, dont un premier foyer identifié en Île-de-France. De quoi rappeler la nécessité de maintenir une vigilance élevée.
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