Chikungunya : une grande enquête lancée à La Réunion pour mesurer l’immunité de la population

Après une seconde épidémie importante de chikungunya cette année, l’ARS et Santé publique France lancent une enquête de séroprévalence à partir du 25 août. Objectif : évaluer le niveau d’immunité des Réunionnais face au virus.
Près de vingt ans après l’épidémie historique de 2005-2006, le chikungunya a fait un retour fracassant à La Réunion cette année. Depuis le début de l’année, Santé publique France rapporte 54 550 cas confirmés de chikungunya à La Réunion, accompagnés de 2 888 passages aux urgences, 585 hospitalisations et 28 décès.
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« Ces données seront essentielles pour adapter nos stratégies de prévention »
Dans ce contexte, l’Agence régionale de santé (ARS) La Réunion et Santé publique France annoncent le lancement, à compter du 25 août, d’une enquête de séroprévalence sur l’ensemble du territoire. L’objectif est clair : estimer la proportion de la population qui a été infectée par le virus et ainsi mesurer l’immunité collective de l’île face au chikungunya. « Ces données seront essentielles pour adapter nos stratégies de prévention, renforcer la surveillance épidémiologique et mieux anticiper les risques de résurgence dans les prochaines années », souligne l’ARS.
L’étude, qui s’étendra sur trois mois, portera sur environ 1 500 personnes réparties équitablement dans les quatre arrondissements de La Réunion. Les participants seront recrutés dans 23 laboratoires d’analyses médicales partenaires. Concrètement, les personnes réalisant une prise de sang prescrite pour un autre motif se verront proposer de participer à l’enquête. Il leur sera alors demandé l’autorisation d’utiliser le sérum restant pour détecter la présence d’anticorps spécifiques du chikungunya.
Aucune distinction d’âge ou de sexe n’est faite. La participation est ouverte à tous les résidents de l’île, qu’ils aient ou non eu connaissance d’une infection passée. Chaque participant recevra les résultats de son test et connaîtra ainsi son statut immunitaire. Plus le nombre de volontaires sera élevé, plus les résultats permettront de dresser un état des lieux précis et fiable de l’exposition au virus.


