Chaudron : l'expulsion d'une habitante d'un logement social de la SIDR repoussée

Une habitante du Chaudron, qui revendique un transfert de bail pour le logement SIDR qu'elle occupe, a échappé à l'expulsion prévue ce jeudi. Le bailleur social assure privilégier la négociation pour une proposition de relogement.
Faute d'avoir pu faire la preuve de sa parenté avec l'ancienne détentrice du bail, une dame décédée en 2009 présentée comme une tante par alliance, une habitante d'une case à terre du quartier du Chaudron (Saint-Denis) fait l'objet d'une procédure administrative d'expulsion confirmée par une décision en cour d'appel.
Pour espérer conserver le logement occupé par sa présumée défunte tante, la résidente devait fournir des éléments attestant de liens de parenté avec elle, la SIDR assurant qu'elle considère généralement avec bienveillance ce type de procédure. N'ayant apporté aucun élément de preuve, cette employée dans une boulangerie s'était vue signifier son expulsion, programmée ce jeudi 23 octobre.
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L'intervention sur Facebook de Gaëlle Lebon, probable candidate à la municipale de Saint-Denis en mars prochain, semble avoir interféré dans le processus d'expulsion, même si la SIDR s'en défend. Mercredi soir, à la veille de la date fatidique où elle devait abandonner son logement, la résidente a appris que l'opération était suspendue.
« Ce délai est négocié avec la préfecture et les forces de l'ordre, pas avec la mairie »
Si Gaëlle Lebon affirme que c'est une élue de la majorité municipale dionysienne qui serait intervenue pour calmer les remous causés par cette affaire (ce que ne nous a ni confirmé ni infirmé la mairie), la SIDR conteste fermement cette version des faits.
« C'est faux. On est sur le sujet depuis le début de semaine pour laisser un délai supplémentaire à la famille avant la trêve cyclonique. Ce délai est négocié avec la préfecture et les forces de l'ordre, pas avec la mairie », rétorque le bailleur social, sollicité par Zinfos974. L'accord pour le report de l'expulsion par les autorités policières ne serait ainsi intervenu que hier soir.
Toujours selon la SIDR, les négociations pour le relogement de la résidente, qui auraient jusqu'ici achoppé en raison de sa volonté inflexible de rester dans sa case à terre, vont se poursuivre. Mais l'ouverture de la saison cyclonique, le 1er décembre prochain, apparaît comme la deadline fixée par le bailleur social social, qui semble décidé à agir avant cette date.
« L'essentiel est que la procédure soit suspendue »
« L'essentiel est que la procédure soit suspendue et que madame B. puisse conserver la case dans laquelle elle vit depuis près de 20 ans. Nos interpellations ont payé, affaire à suivre », commente Gaëlle Lebon, en indiquant être en relation avec d'autres familles en voie d'expulsion.
En 2024, selon les données fournies par le bailleur, sur les 60 expulsions avec le concours de la force publique qui ont été ordonnées dans des logements de la SIDR, 20 locataires ont rendu les clés avant l'expulsion, 3 dossiers ont été réglés, 9 procédures ont été suspendues et 23 dossiers sont toujours en attente de date d'expulsion.


